‹ Étude ophthalmoscopique sur les altérations du nerf optiqueChapitre 29 sur 84 · Annales d'ocul., t. LIV, juillet et août 1865, p · texte numérisé non relu

Annales d'ocul., t. LIV, juillet et août 1865, p

canal dans le centre du nerf1. Le ramollissement s'arrête très-souvent près du chiasma; mais cette limite n'est pas absolue, et quoique Stellwag ait dit qu'il n'a jamais vu le ramollissement dépasser le chiasma, pour notre part, nous avons observé deux cas bien distincts, dans lesquels le ramollissement le plus fort était du côté des bandelettes optiques. Il y était même une fois si prononcé, qu'on ne pouvait presque reconnaître les limites naturelles des bandelettes, tant elles se confondaient avec les pédoncules cérébraux. M. Tûrck 2 a pu suivre comme nous l'inflammation jusqu'aux corps genouillés. Schon a rassemblé une série d'observations, pour démontrer que les racines des nerfs et les couches optiques sont malades beaucoup plus souvent du côté opposé au nerf affecté, que du côté concomitant 3. Les tubercules quadrijumeaux, dans un cas que nous avons observé chez un malade de M. Renaud (service de M. Barth) , étaient aussi notablement gonflés et ramollis.

Recherches microscopiques. — La partie ramollie est composée de gouttelettes de myéline provenant de la destruction des éléments nerveux. Les fibres nerveuses sont souvent fortement atrophiées; d'autres, au contraire, résistent très-longtemps. M. Cornil a trouvé, dans une pièce anatomique que nous lui avons communiquée, un nombre considérable de corps granuleux, de 0,0011 de millimètre environ, constitués par une granulation graisseuse, enveloppée dans une membrane très-ténue et transparente. L'enveloppe de ces corps granuleux est très-dense, au point qu'elle se déchire difficilement sous la pression. La présence de ces corps granuleux dans la névrite optique a déjà été indiquée par M. Stellwag von Carion. C'est de ces corpuscules granuleux que se compose aussi l'exsudation plastique, observée dans le ramollissement cérébral, et auxquels M. Gahneil donne le nom de disques granuleux. Selon M. Schwaigger, le tissu de la lame criblée est distendu, sa structure complètement effacée, et il ne reste souvent pas de traces des faisceaux des fibres nerveuses. Au voisinage de la papille, certaines de ces fibres sont hypertrophiées et atteignent, selon le même

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