DISPERSION ROTATOIRE DES SELS DE QUININE
ù ÏJ. FORMULE DE DRUDE
Nous avons vu que BioT, ayant déterminé les pouvoirs rotatoires spécifiques d’un certain nombre de substances, pour différentes longueurs d’onde, avait pu établir la loi de dispersion rotatoire suivante
fol . BIoT (3) représente graphiquement sa À? |
formule, en portant, en abscisses les valeurs de X, en
ordonnées les valeurs de
Pour déterminer di- [al
DO
rectement ces dernières, Bior opère tout d’abord avec du quartz et cherche quelle est l'épaisseur nécessaire pour produire une rotation donnée ; il obtient aïnsi une série de points qui se trouvent placés sur une droite passant par l'origine. Pour étudier un liquide, il compense la rotation produite par celui-ci, par celle produite par une plaque de quartz d'épaisseur convenable. Il vérifia ensuite que différentes substances : essence de térébenthine, solutions de sucre de canne, ou de sucre interverti, obéissent à la même loi de dispersion ; pour toutes ces substances, la compensation est parfaite en lumière blanche. Cependant, lorsque Bior chercha à compenser de l’essence de térébenthine levogyre par de l’essence de citron dextrogyre, il reconnut que sa formule n’était plus exactement vérifiée ; la compensation, bien qu’approchée pour tous les rayons, n’est pas générale. Complétant ses recherches, Bior découvrit de plus, que les solutions d’acide tartrique n’obéissent en rien à la loi €idessus énoncée de la dispersion rotatoire. Aïnsi, le pouvoir rotatoire d’une solution de titre p — 34,27, est maximum pour le vert, diminue lorsqu’on passe. du vert au violet, alors que la longueur d'onde diminue elle-même. Bior fut ainsi amené à grouper les corps ‘actifs en deux catégories : celle des corps qui obéissent approximativement à la loi des inverses car-
‘ A rés : fol et celle de ceux qui s’en écartent nettement. Les premiers sont dits à dispersion normale, les seconds à dispersion anormale.
En réalité, aucune substance n’obéit rigoureusement à la loi de Bio, et l’on a pu constater, grâce aux mesures plus précises réalisées ces dernières années, que, dans aucun cas, la dispersion n’est exactement
proportionnelle à l’inverse du carré de la longueur : à ; ;
d'onde, et, de plus, qu’il est très rare qu’elle ait exac-
tement la même allure pour deux corps différents.
Plusieur auteurs: Von LANG (3), BoLTZMANN (3); LomMEL (3), ont successivement proposé différentes formules empiriques, faisant intervenir deux constantes au lieu d’une.'Toutes ces formules ont été aban- . données lorsque la théorie électronique de Drude eut permis d'établir une formule générale. Cette formule fait intervenir deux constantes: À et
A Eal = 272, d’où l’on tire :