CLASSIFICATION DE LA DYSPEPSIE
, Dyspepsie buccale.
I Dyspepsie gastrique.
D'après le siège / Duodénale.
/ Dyspepsie intestinale, j Iléale.
Iléo-cæcale.
D'après les membranes
Dyspepsie muqueuse.
Dyspepsie musculaire.
( Stomacale.
/ Stomaco-intestinale.
^ Stomacale.
f Stomaco-intestinale.
! Dyspepsie putride.
— acide.
alcoolique.
— pituiteuse.
/' Dyspepsie atonique.
D'après Le symptôme \ — fiatuleute.
prédominant ) — gastralgique ou nerveuse.
( — Irritative ou congestive.
( Dyspepsie des enfants.
D'après Vâye < — des adultes.
( — des vieillards.
Basée sur des données physiologico-chimiques et anatomo-pathologiques insuffisantes, cette classification, comme on le voit, quoique bien longue et bien complète, donne une idée très vague de ce que c’est que la dyspepsie ; aussi n’est-on pas surpris de voir qu’à des connaissances si peu précises sur une maladie si fréquente et si commune, correspond une thérapeutique peu active et peu efficace dans ses résultats.
Comme le dit si bien M. Cuilleret, dans une étude clinique surl’Entéroptose ou maladie de Glénard, Gazette des hôpitaux, 1888, n° 109: «lorsque des traitements variés dirigés contre le système nerveux, contre le rhumatisme ou l’anémie, contre une affection organique (estomac, rein, foie, utérus), se sont succédé, sans le moindre résultat, on voit défiler alors une série de diagnostics relatifs à des formes frustes de telle ou telle maladie , la maladie s’aggrave, aucun traitement ne réussit, et finalement, ne sachant quel nom donner à un complexus symptomatique si embarrassant, on finit par déclarer que le malade n’est qu’un hypocondriaque (terme ancien), ou un névropathe (terme nouveau et scientifique) ».
Les travaux de M. le professeur Bouchard sur le rôle pathogénique de la dilatation de l’estomac, 1884. ceux de M. le 13r Glénard sur l’entéroptose, 1885, apportèrent, les premiers surtout, dans une question si compliquée, une grande clarté.
Avec ces auteurs, le sujet fut envisagé par un côté nouveau, et quoique basées sur des données anatomiques et physiologiques absolument différentes, les théories de ces deux auteurs ont fait faire, celle de M. Bouchard surtout, un pas considérable à la thérapeutique de la dyspepsie.
Nous n’envisagerons, dans ce travail, que les trois théories qui suivent :
1° La théorie nerveuse, la plus ancienne, celle que Beard reprit en 1880, pour laquelle il a créé le nom de Neurasthénie.
2 La théorie mécanique ou de Glénard.
3° La théorie humorale ou celle du professeur Bouchard.
C’est dans la seconde partie de notre thèse que nous examinerons les trois théories qui précèdent et nous le ferons avec l’aide des nombreux travaux qui ont été faits sur cette intéressante question et dont les principaux sont : Auto-intoxications de Bouchard, Paris, 1885, page 107. — Rôle pathogénique de la dilatation d'estomac (Bulletin de la Société médicale des hôpitaux, 1884. — Leven. Estomac et cerveau, Paris, 1884. — Glénard. Application de la méthode naturelle à l'analyse de la dyspepsie nerveuse. — De l’entéroptose, même auteur, Lyon médical, mars 1885. — Entéroptose et neurasthénie (Société mé-
clicale des hôpitaux de Paris, 15 mai 1886, et Semaine médicale , 19 mai 1886. — Diagnostic de l’entéroptose, conférence clinique de l’Hôtel-Dieu de Lyon, Province médicale, 7 avril 1887. — Exposé sommaire du traitement de l’entéroptose, Lyon médical, juin et juillet 1887. — • Féréol. De l’entéroptose, Bulletin de la Sociétémédicale des hôpitaux, 5 janvier 1887. — Glénard. A propos d'un cas de neurasthénie gastrique, Paris, 1887. — Guilleret. Etude clinique surl’entéroptose ou maladie de Glénard, Gazette des hôpitaux, 1888, n° 109. — Trastour. Les déséquilibrés du ventre , Paris, 1889. — Dujardin- Beaumetz. Clinique thérapeutique de l'hôpital Cochin et Nouvelles médications, 2e série.