‹ Étude Pathogénique et Clinique de l'Hydronéphrose CongénitaleChapitre 7 sur 18 · RER · texte numérisé non relu

RER

on fit alors une urétéro-pyélo-néostomie, en sectionnant l'uretère, un peu au-dessous de son attache rénale, et venant anastomoser son bout périphérique avec une bouche faite sur le point le plus déelive de la poche inférieure du rein. L'uretère avait été fendu au préalable dans le sens de sa longueur, sur une étendue d’un bon centimètre, de façon à mieux l'aboucher avec la poche rérale. Les sutures furent soignées, autant que possible, et une sonde urétérale fut laissée quelques jours dans l'uretère jusqu'au delà de la suture, en la faisant ressortir par la plaie.

Tout parut aller bien pendant les premiers temps de cette troisième opération. Le chiffre quotidien des urines vésicales avait presque doublé et était monté de 700 à 800 grammes à 1,200 ei 1,500 grammes. La séparation des urines, faite un mois après, avait montré de l'urine des deux côtés. Enfin la fistule rénale semblait vouloir se fermer et, cinq ou six mois après l'intervention, elle ne donnait plus que très peu d'urine; parfois même, la malade restait un jour ou deux sans perdre de ce côté; tout faisait espérer une réussite du traitement conservateur. Seul un point noir subsistait : c'était l'impossibilité de faire pénétrer par la vessie une sonde urétérale jusque dans le rein. La sonde s’enfonçait tout près de la région rénale, puis s'arrêtait là et nul effort ne parvenait à la faire aller au delà. De multiples essais furent faits en vain dans ce sens; elle s’arrêtait toujours près du rein sans y entrer.

Dans ces derniers temps, la fistule s’était remise à donner avec plus d’abondance, et la malade, désirant être débarrassée de cette infirmité si pénible à son âge, réclamait une intervention à résultat définitif. Aussi M. Albertin et M. Rochet résolurent d'enlever le rein, ce qui fut fait il y a un mois environ.

L'examen du rein enlevé secondairement montre, lui aussi, les dilatations caractéristiques de l'hydronéphrose; mais on voit que son parenchyme, rempli de poches multiloculaires à l'intérieur de l'organe, ne présente nullement à la surface et du côté de l'extérieur l’aspeet polykystique si remarquable du rein précédent. De plus, on peut voir que le bout supérieur de l’uretère, coupé et laissé adhérent au bassinet, n'est pas du tout atrophié

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