TROISIÈME ASSERTION
Des vraisembUnoei.
A propos des vraisemblances, Foucher se pose cett# question : pouvons-nous, comme l'insinue Malebranche, nous conduire par de simples vraisemblances? Mais, s'il est vrai, comme il le témoigne un peu auparavant, « que la « fausseté et la confusion ne régnent dans la philosophie « ordinaire, que parce que les philosophes se contentent € d'une vraisemblance très facile à trouver, » pouvons-nous
suivre en sûreté de si faibles lumières? Et qu*est-ce que plusieurs vraisemblances jointes ensemble, sinon plusieurs apparences douteuses? « Toutes les vraisembl^^lces possi- « Mes n'auront jamais la force d'une seule démonstration « évidente. » Il est vrai que dans la médecine, dans la morale et dans les arts, on peut se conduire par de simples vraisemblances, parce qu'alors il faut agir ; mais il en est autrement dans les sciences spéculatives, où il faut de l'évidence et de la certitude.
QUATRIÈIIB ASSERTION :
Dei Jngementi dei seni.