RÉPONSE. LA CRITIQUE
Troisième supposition des viriUx de la foi.
• le ne sçai si Ton doit mettre ce 11 faut distingutr Us myttirts que je dis ici au rang des Proverbes de la Foi des choses de la mtwe, et des quolibets; car cela dépend du c'est ainsi que Fauteur parle fort goût : je m'en rapporte & ceux que la passion de critiquer ne rend point trop difficiles et trop délicats. Us feront aussi réQexion, si cette délicatesse sied bien & Tauteur de ce dis-
judicieusement^ et qu'il conclat de même par ces mots qui pourroient servir de proverbe. > Pour être fidèle il faut croire aveugiiment, mats pour être philosophe i^
cours ^ et s'il se doit piquer si fort faut voir évidemment. Cependant
d'avoir le goût bon.
je m'étonne qu'il n'observe point dans son livre la résolution qa'il forme de ne point mêler *> ce qui concerne la religion avec les dé- Gisions de la philosophie. Car il est trop apparent que la moitié de son ouvrage ne sont que des réflexions sur le péché originel, sur les mœurs dépravées, les mauvaises inclinations, que la morale Chrestienne doit corriger, c
le ne blâme point sa piété en cela, et je ne crois pas que ce soit une chose indigne d'un chrestien
■* Il y a bien- de la différence entre mêler et confondre. J'ai toujours distingué les choses de la foi de celles de la nature, conmie je dis ici qu'il le faut faire : mais je n'ai jamais pris la résolution de ne point parler de Dieu ni de la morale chrétienne, en traitant de la Recherche de la Vérité. L'auteur fait semblant de ne m'entendre pas, afin de critiquer avec moins de peine.
« Ne voit-il pas que ces choses ne sont point par elles-mêmes articles de travailler sur ces sujets. Mais de foi? et que l'on peut parler de la cela devoit être réservé pour des bonté de Dieu, des mœurs dépravées sermons.
et des mauvaises inclinations que la morale Chrétienne doit corriger j sans recourir à la foi.
d II y a dans cette critique de petites railleries qui font un contrecoup de pitié; mais celle-ci pouroit que l'on découvre k l'esprit des faire un contre-coup d'indignation, véritez qui lui sont importantes, il Qu'il sçache, une fois pour toutes, pouvoit satisfaire k ce désir loiiaque si j'ai consenti que ce livre pa- ble, mais il devoit former pour cela rût, c'est principalement parce qu'il des chapitres particuliers, qui est contient les choses qu'il y condamne aussi ce qu'il a fait en quelques encomme des enthousiasmes, droits. Mais encore une fois, il faut
^ Ou bien s'il avoit dessein de prendre ici l'occasion d'insinuer ces Moralitez, étant persuadé que le vrai moien de toucher fortement le cœur, c'est de le faire lors
APPENDICE