‹ Étude philosophique. L'abbé Simon FoucherChapitre 31 sur 55 · XXVIII APPENDICE · texte numérisé non relu

XXVIII APPENDICE

paroles prononcées sans chaleur et sans moavement, il abbaioit l'imagination de ceux qui tout pleins d'eux-mêmes croyoient le couvrir de confusion.

Pour répondre au huitième Chapitre je prie rAuleur de prendre garde premièrement qu*il y a différence entre un mal et la représentation d'un mal, et qu'ainsi la volonté peut fuïr le mal et acquiescer à la représentation d'un mal. Secondement qu'encore que la volonté ne soit autre chose que le mouvement naturel de l'ame vers le bien en général^ le repos ou l'acquiescement de Tame à des véritéz évidentes vient de la volonté : parce que ce repos est produit par le mouvement. Dieu nous imprimera mômes ce mouvement naturel d'amour, lorsque nous nous reposerons tout en lui : car le mouvement d'amour ne cesse pas par la possession du bien et par la veuë de la vérité^ comme le mouvement des corps cesse par le repos. On pouroit encore dire que les corps môme ne se reposent point en tant que capables de figures^ mais par rapport au mouvement. Le reste n'a pas besoin de réponse^ si on lit avec attention les endroits de la recherche de la vérité que l'Auteur attaque ; car il est inutile que je réponde à des objections que l'on peut résoudre, lorsqu'on possède distinctement ce que j'ai écrit, quoique ces objections semblent quelquefois assez fortes en elles-mêmes.

Dans le neuvième Chapitre l'Auteur m'oppose mes propres objections, et néglige les réponses que j'y ai données. Et ne sçachant pas qu'il y a plusieurs sortes de liberté , il s'imagine avec joie que je suis tombé dans une contradiction.

Je n'ai rien à dire sur le dixième Chapitre, si ce n'est que ce qu'il commente me parolt assez clair pour n'avoir pas besoin de ses réflexions, et que je croi qu'on ne peut raisonnablement douter, qu'il y a une ville en Italie qu'on appelle Rome, quoique l'on n'en ait point de démonstration Mathématique.

Dans le Chapitre onzième l'Auteur ne prend pas garde, que j'ai renvoyé à quelques Livres de S. Augustm et aux méditations de Monsieur Descartes, pour prouver une chose qui est cependant assez re ceue, et qu'il veut faire croire que j'ai grand tort de supposer ; il devoit sçavoir que mon dessein n'êtoit pas d'établir un système : car tout Critique est obligé de lire son Auteur : et il devoit se souvenir que tout ce que je demande en rigueur, est que Von entre seulement en quelque défiance de ses sens, comme j'en ai averti dans le dernier Chapitre des erreurs des sens.

Pour répondre aux conséquences qu'il tire dans son douzième Chap. contre un exemple que j'ai apporté, et qu'il prétend faire pas-

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