‹ Étude philosophique. L'abbé Simon FoucherChapitre 39 sur 55 · A MONSIEUR LEIBNITZ · texte numérisé non relu

A MONSIEUR LEIBNITZ

à HAIfROTlR.

t679» 90 •▼ril, à P&ria.

Monsieur nous attendons M. Lanlin (S) et moy la lettre que tous ayez écrite à la princesse Elisabet (3). Vous m'en avei promis une copie et j'en ay écrit à M. Lantinqui s'en télicite desjà. Il attend cette lettre avec impatlenea et vous prie cependant^ Monsieur^ de lui conserver vostre amitié et vostre estime. Je vous assure, Monsieur^ que luy et moy nous sommes tellement remplis de Tidée de vostre mérite, que nous en sommes presque enchantez. Puisque nous sommes assez malheureux que de vous avoir perdu, faites jouir du moins de quelques unes de vos productions. Pour moy j'attends sur vostre paroUe la lettre que vous m*aves promise fj'auoie prié M. Gentede vous le témoigner par ses lettres, je pense qu'il m^aura fait la faveur de le faire. Je vous remercie, monsieur, de ce que vous m'avez donné sa connoissance^ il est très honeste et très obligeant et cela me per-

(1) Cette lettre parait être la réponse à la suivante ; du reste il nous manque certainement plusieurs lettres du début de la correspondance depuis 1676, année où Leibniz quitta Paris, jusqu'à Tannée 1684, on elle se renoue avec plus de suite.

{^) Savant dijonnais, fort estimé de Leibniz, dont il sera souvent question dans ces lettres. Huet dans ses Mémoires l'appelle : < Bonarum artium scientiisimus. • (Voy. l'article de Papillon sur J.-B. Lantin, 1620«1695.)

(3) La célèbre princesse palatine, disciple et amie de Descartes ; elle mourut abbesse d'Herford, en 1680.

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