XLIV APPENDICE
saade d^auantage que ce que youb estimez mérite d'estre estimé. Je paDse qae si vous auez vu le troisième volume de la Recherche, vous aurez reconnu que le R. P. Malbranche y parle d'une manière un peu différente des autres volumes^ il y paroit estre un peu académicien, surtout lorsqu'il dit que nous n*auons point dldée de la nature de nostre âme. On va imprimer ma réponse à Don Robert (1). Pour ce qui est de ce que vous me conseillez de traduire Platon^ cela se pourra faire auec du temps, mais pour mettre mes propositions en forme de théorèmes de géométrie» je ne le scaurois encore etj'ay la mesme raison pour ne le pas faire que M. Descartes auoit et qu'il donne au P. Mercenue (2) quiluy demanda la même chose. Vous la deuinerez assez^ Monsieur, et je panse vous en auoir dit quelque chose, lorsque vous m'auez fait Thonneur de me faire cette proposition. On m'a donné un livret d'un nommé Leroger d'Auranche, qui croit proposer le mouvement perpétuel^ il dédie cette pièce au Roy, mais il n'y a rien de si faux que ce qu'il dit lorsqu'il assure qu'il a expérimanté ce mouvement par les machines dont il donne la figure. Cet homme n'entend pas seulement le moindre principe de l'équilibre des liqueurs. On dispute icy la chère de Ramus dans le Golége royal, mais ceux qui la demendent sont bien esloignez de la science qu'auoit feu M. de Roberual (B). Madame de Longueville patrone de Port-Royal vient d'expirer.
Je suis, etc.
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(1) Cette réponse parut en effet cette même année, 1676.
(2) Descartes, Réponse aux secondes objections, n** 48-56.
(3) Gilles de Roberval avait occupé pendant quarante ans environ la chaire de Mathématiques fondée par Bamus au Collège royal de France. (V. Cousin, Fragments de philosophie carténenne, Tarticle : Roberval philosophe,)
APPENDICE. XLV