‹ Étude philosophique. L'abbé Simon FoucherChapitre 45 sur 55 · LEIBNIZ A BROSSEAU · texte numérisé non relu

LEIBNIZ A BROSSEAU

Il y a déjà bien du temps, monsienr, que je suis convaincu des bontés que tous ares pour moy, mais vostre dernière surtout en est une preure bien sensible. Or puisque vous avés la bonté de tous intéresser dans l'affaire dont M. l'abbé Foucher me l'a écrit, je vous dirai que je crains pour bien de raison que les choses avantageuses dont on a parlé à M. l'abbé ne soyent que des complimens. C'est de quoy Il faudroit estre éciairci. Car il semble qu'on ne veut guères plus d'estrangers. Méantmoinsje luy ay fait une proposition dont vous pourrés juger avec luy, si elle a quelque apparence de succès, et c'est par là qu'on pourra éprouver si ceux à qui M. l'abbé a parlé, veuillent y contribuer sérieusement ou crôyent de pouvoir réussir. Je suis maintenant sur le point de faire uu voyage dans l'Allemagne supérieure qui m'occupera tout cet esté pour chercher des monuments servant à l'histoire de la sérénissime maison, c'est pourquoy je vous donneray avis où vous me pourrez envoyer les lettres, etc. Leibniz.

(1) Erdmann, XYIII et XIX.

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