LXXXIV APPENDICE
avoir pour la vérité et la religion, amtrus usque ad aras (1). M. Ménage est mort depuis peu et a donné sa bibliothèque aux jésuittes. M. Lantin me promet un spiciiegium sur Diogène Laerte (2). Nous avons une petite contestation dans les journaux, luy et moy^ sur la question de scavoir si Cameades Tacadémicien a esté du temps d*£picure. li va bientôt se deffaire de sa charge^ car il aura plus de temps pour philosopher^ et se réjouit extrêmement d'apprendre de vos bonnes nouvelles ; mais le temps n*y est pas favorable^ silent leges inier arma.
Je suis, monsieur^ vostre très humble et très obéissant serviteur^
FOUCHER
LEIBraZ A FOUCHER
17 octobre, 1692.
Monsieur,
Je remercie très humblement M. Tabbé Gallois (3) des mémoires de l'Académie royal, aussi bien que de toutes ses autres bontés qui passent mes mérites, je profiterai de vostre avis à son égard. 11 y a des méprises dans le récit de Tinveution du phosfore, je say les choses d'original; j'envoyeray un récit seur si on le veut bien. Je ne dis pas cela pour choquer M. Homberg(4), pour lequel j'ay bien de Festime, mais je ne voudrois pourtant pas qu'on trouvât à redire^ avec raison, aux mémoires d'une compagnie illustre, ef si M. Homberg a esté abusé
(1) Voir ce que Leibniz pensait de Raymond Lulle et du Grand art. {Erdmann^ Lxxxvi, p. 699.) « Comme je ne méprise nen facilement, dit-il..., ;"a» trouvé quelque chose d'estimable encore dans l'art de Lulle. »
(2) Notes sur Diogène Laërce. — a Ménage, dit Papillon, devait les insérer dans sa belle édition de 1692; mais elle se trouva trop avancée lorsqu'il les reçut. (V. Menagiana, t. lU, p. 859, 1715.)
^3) Il y a une correspondance scientifique de Leibniz avec l'abbé Gallois, membre de r Académie française. (Note de M. Foucher de Careil.)
(4) V. TEloge de Homberg par Fontenelle et le récit de Tachât par ce savant des phosphores de Balduinus et de Kunkal, p. 413.