‹ Étude raisonnée de la versification françaiseChapitre 64 sur 73 · CE N'ÉTAIT QU'UN DOUX SONGE I · texte numérisé non relu

CE N'ÉTAIT QU'UN DOUX SONGE I

— MétODlE —

«>f cV. Cb, 'Bistagm, auUur du Rêve.

Tout se taisait : dans cette nuit sereine, Mes yeux ravis sondaient le firmament; Les noirs pensers dont mon âme était pleine.

Sous ce beau ciel, s'efbçaient lentement.

11 me semblait que, dans son cœur de père.

Le Tout-Puissant, du sein de sa splendeur.

Prenait pitié de ma souffrance amère Et, d'un regard, me rendait le bonheur !

VeniAoâtioB It

ï82 ÉTUDE RAISONNES

REFRAIN =

Hélas ! bêlas I ce n*était qu*un doux songe : Ainsi nous fuit toute félicité !,., Plaisirs rêvés, vous n^êtes que mensonge ; La Douleur seule est la réalité !

L*astre des nuits égayait la nature De son reflet doux et mystérieux ; Un rossignor caché dans la ramure

Y soupirait un chant mélodieux . . .

Et sous mes doigts, soudain, vibra la lyre :

Et je chantai les douceurs du printemps En évoquant, Tâme tout en délire, Les souvenirs si chers à mes vingt ans !

Ces doux accords, en exaltant mon âme,

Y réveillaient le bonheur d'autrefois^ Et, réchauffé par sa divine flamme, Pour bénir Dieu, je retrouvais la voix !

je me disais que tout chagrin s'efface, Lorsqu'une étoile, en quittant son séjour^ b*un trait de feu, soudain, raya l'espace . . . — C'était mon rêve emporté sans retour !

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