‹ Étude raisonnée de la versification françaiseChapitre 65 sur 73 · SYLPHE LEGER · texte numérisé non relu

SYLPHE LEGER

t/f (M. ^Alexandre Luigini,

REFRAIN

Sylphe léger f fugitive hirondelle, Quand le Bonheur nous visite parfois, A peine, hélas ! repose-t^l son aile Sous nos toits !

La vie, hélas ! est un triste passage :

Quand nous croyons voir briller le soleil, De l'horizon, quelque sombre nuage S'en vient masquer son éclat sans pareil.

Tout ce qui charme, ici-bas, est mensonge, Et rien n'est vrai que Paustère Douleur !

Pauvres humains, nous ne voyons qu'en songe Le Bonheur !

Pourtant l'espoir est chez nous si vivace Que l'on pardonne à l'ingrat qui s'enfuit...

Le seul penser d'en retrouver la trace Jette un rayon sur la plus sombre nuit :

Si l'on pouvait le surprendre en sa couche ?

Ciel ! n'est-il pas endormi près du sol ?..

Mais l'inconstant^ qu'un soupir effarouche, Prend son vol !

Et l'on s'acharne encore à te poursuivre»

O feu-follet, lutin toujours moqueur !

Mais, ici-bas, lutter, souffrir, c'est vivre : Ne faut-il pas sentir battre son cœur ? Si tu nous fuis, c'est que Dieu nous réclame ; En nous forçant à regarder les cicux, .

Tu viens nous dire : Homme, élève ton âme Et tes yeux I

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