‹ Etude Sun Le Sternaspis ScutataChapitre 6 sur 21 · MUSCLES · texte numérisé non relu

MUSCLES

Au-dessous de l’hypoderme sont placés les muscles; ils lui sont reliés par un tissu conjonctif qu’il est bien difficile de voir distinctement, mais dont on aperçoit des traces aux endroit, où les muscles ont été détachés de l’hypoderme, sous forme de fines fibres, quelquefois assez longues (F. e., fig. 10, pl. 18), que l’on peut surtout reconnaître dans la région des plaques perfôrées ; elles sont bien distinctes des filaments nerveux (F. n.) mentionnés plus haut. La musculature se compose d’une couche extérieure de fibres transversales (A. £.) et d’unecouche intérieure de fibres longitudinales (M. {.); la première se trouve partout interrompue par les dissépiments, de plus elle manque sur deux champs longitudinaux (M. /. v. et M. {. d., fig. 17, pl. 20), l’un ventral et l’autre dorsal, qui correspondent aux bandes déjà signalées de la cuticule et quine sont occupées que par les muscleslongitudinaux. Ceux-ci s’insèrent sur les dissépiments (fig. 10, pl. 18), et forment comme un pont entre les limitesantérieures et postérieures de chaque anneau. En arrière ils s’implantent tout autour et sur les bords du bouclier. Les muscles longitudinaux prennent un développement plus grand le long des bandes ventrale et dorsale où les muscles transversaux manquent; c’est surtout dans la première de ces régions (M. L. v.) qu’ils deviennent puissants pour constituer les rétracteurs de toute la partie antérieure du corps. Les fibres qui composent ces rétracteurs, ne s’insèrent plus sur les dissépiments; elles sont bien plus longues que les fibres longitudi-

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nales des régions latérales du corps ; elles partent en arrière de la face antérieure du bouclier et constituent de chaque côté du tronc nerveux un épais faisceau ou cordon; celui-ci se divise en avant en plusieurs branches qui, divergeant en éventail, vont s'implanter sure E ête interne des trois faisceaux de soies antérieures (M, M, 1 , 16, pl.19). Une autre portion de ces fibres forme une anse au- ee de la bouche (W',fig.39,

pl. 22), une deuxième anse au-dessus du lobe céphalqne M d°), etles muscles ainsi constitués sont évidemment destinés à ramener en arrière le cerveau au moment de larétraction du corps. Les fibres composant les deux cordons longitudinaux ventraux (M. L. v., fig. 17, pl. 20.) ne sont pas toutes de même longueur ; une partie d’entre elles seulement atteint le bouclier, les autres s’insèrent sur le champ ventral depuis le bouclier jusqu’au septième anneau.

Les fibres longitudinales dorsales (M. L. d., fig. 17, pl. 20) constituent un faisceau moins puissant et atténué ni jèresen avant, tandis que les rétracteurs ventraux sont au contraire plus développés dans la région antérieure du corps; il n’est en contact direct avec l’hypoderme que dans la région postérieure ; jusqu’au septième anneau, il en est séparé par des fibres transversales ; il se continue jusque sur le pharynx. Ces muscles dorsaux ne semblent jouer qu’un rèle secondaire dans larétraction; par contre, les cinquième, quatrième et troisième dissépiments portent sur la face dorsale des proéminences de la cuticule en forme de languette, d’où partent des muscles pairs qui vont s'attacher à droite et à gauche, sur la crête interne des troisième, deuxième et premier faisceaux de soies antérieures (M M" M", fig. 17, pl. 20). Ges muscles me semblent déterminer le changement de direction des soies au moment de la rétraction, en ramenant en arrière et en haut l'extrémité interne des soies, ils forcent à se diriger en avant la pointe externe ; ce mouvement facilite évidemment l’invagination des soies et par conséquent celle de toute la partie antérieure du corps.

Pour en finir avec les muscles des soies antérieures, je dois eucore mentionner le cordon musculaire qui, partant de la

LE STERNASPIS SCUTATA. 15 crête interne de la troisième rangée, relie celle-ci à la crête de la deuxième, puis à celle de la première (W. s., fig. 16, pl. 19),

d'où il va s’étaler autour du pharynx (M. ph). La contraction de ces muscles, en rapprochant leurs bases antérieures, fait diverger les pointes externes des soies qui peuvent ainsi servir de points d'appui à la partie antérieure du corps pour attirer à elle la partie postérieure, ce qui détermine la progression de animal. Enfin il y a encore des muscles qui partent sur la ligne médiane dorsale du premier et deuxième dissépiment pour s’insérer sur le lobe céphalique et sur la région antérosupérieure du pharynx. Ils contribuent à maintenir ces organes dans les mouvements brusques du ver.

Les fibres de ces différents muscles sont généralement très longues et dépourvues de noyau. Il n’en est pas de même d’autres fibres musculaires dont nous aurons à parler plus loin.

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