‹ Étude sur 580 cas de chancres mousChapitre 12 sur 14 · X..., 30 ans. Chancre mou du sillon balano-préputial · texte numérisé non relu

X..., 30 ans. Chancre mou du sillon balano-préputial

Apparu le {er novembre 1930. Vient consulter le 9 novembre.

B.-W. le 9 novembre..... HO le 14 novembre..... H8 le 17 novembre. .... H8

le 4er décembre.... HS8. Pas de vaccin.

Observation IX

Jean, 21 ans. Chancre du gland. Apparu le 20 décembre. Vient consulter le 28 décembre. Adénopathie inguinale bilatérale.

B.-W. le 28 décembre.........., H6 le 6 janvier............ H8 AVES EURE EE à 5

Observation X

Georges, 27 ans. Chancre du frein ie 8 juillet 1931. Vient consulter le 18 juillet.

RM le Auot Re He NA EP RÉ ER ER H3 le 18 septembre.......... HO le 23 septembre. ......... H8

Dans toutes ces observations, malgré les réactions de Bordet-Wassermann parfois totalement posi-

tives, on n’a pas cru devoir instituer un traitement

ns

anti syphilitique avant d’avoir obtenu confirmation du B.-W. positif, or les réactions de B.-W. suivantes ont donné des résultats en faveur de la non-infection par le tréponème.

Pour le Dr Chevallier, cette positivité s’observerait aussi dans les autres maladies ganglionnaires de l’aine, et en particulier dans la maladie de Nicolas et Favre.

Personnellement, nous nous contentons de constater ces résultats sans tenter d’en donner une explication plausible. Nous croyons devoir faire remarquer que les erreurs de laboratoire que l’on pourrait incriminer doivent être éliminées, car les réactions de B.-W. sont pratiquées au Laboratoire de la Faculté à l'Hôpital Saint-Louis, par un personnel entraîné, et hors de tout soupçon. D’ailleurs, s’il y avait erreurs.de laboratoire, ces erreurs devraient aussi se produire dans des réactions faites pour d’autres maladies que la chancrelle, et nous n’en avons pas notées.

Pour conclure, nous nous retrancherons derrière l'autorité du Professeur Pautrier, qui dit : « Au cours de l’évolution de la chancrelle, la réaction de Bordet-Wassermann peut se montrer passagèrement douteuse ou faiblement positive et ce fait nous paraît devoir être souligné. Si l’on interprétait abu sivement cette positivité passagère, o2 pourrait être tenté de conclure à l’existence d’un chancre mixte, et commencer abusivement un traitement spécifique. On sait en effet combien de médecins se con-

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tentent à tort d'un seul examen sérologique et décident de leur diagnostic d’après sa réponse.

« Ces faits nous montrent qu’il ne faut pas se hâter de conclure à un chancre mixte en l’absence d’ultra positif, mais qu’il faut savoir répéter les examens sérologiques jusqu’à ce qu’ils emportent la conviction.

« Nous avons trouvé d’ailleurs une confirmation des faits que nous avançons à la lecture du fascicule du Handbuch des Geschlechts Krankheïten consacré à la chancrelle qui vient de paraître; Stümpke, Blumenthal, Lesser, Alexander, Guttmann ont également observé que le Bordet-Wassermann peut être positif pendant une période allant de 14 à 26 jours dans des cas de chancrelle simple, chez des malades n'ayant pas de syphilis latente. »

Le D' Nicolas et M. Gaté, dès 1914 avaient dit que « dans le cas de réaction de Bordet-Wassermann légère ou même forte, développée chez des malades pour lesquels le diagnostic de syphilis ne semblait pas vraisemblable cliniquement il fallait refaire la réaction au bout de quelques jours et s’assurer de la persistance de sa positivité avant de conclure for-

mellement à la syphilis. »

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