‹ Étude sur 580 cas de chancres mousChapitre 9 sur 14 · TOR · texte numérisé non relu

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tout la prostitution de la rue est la grande source de contamination pour les chancres mous. Cette fréquence des contaminations est dûe, au manque de surveillance, à la difficulté des examens, et aussi à l’existence de porteuses de germes très malaisées à dépister.

Les bubons chancrelleux.

Parmi les 580 malades venus consulter en 1929 et 1930 au Dispensaire Bazin pour un chancre mou, il s’est trouvé 126 malades dont le chancre s’est compliqué de bubon, soit 22 %,.

Ce pourcentage est bien au-dessous de ceux cités par d’autres auteurs.

Ainsi, le D: Jullien, dans une statistique publiée en 1889 et portant sur 2.698 cas de chancres mous, notait 1.547 bubons, soit environ 75 %.

Fournier en 1907en comptait 45 sur 100. Lecomte en 1920 indiquait que sur 100 chancres mous il en avait rencontré 30 à 40 compliqués de bubons.

Dans une thèse récente, le D' Dejean a noté à la Clinique de la Faculté de Bordeaux 285 bubons sur 379 chancres mous, mais il faut indiquer que cette dernière statistique ne porte que sur des malades hospitalisés.

Or, nous n'avons compté comme bubons que ceux qui nécessitaient un traitement particulier, parce que volumineux ou douloureux.

Si l’on avait compté comme bubons, toutes les adénopathies, tous les empâtements ganglionnaires,

nos chiffres seraient beaucoup plus élevés. Mais,

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ces 126 bubons sur 580 malades, sont uniquement des bubons qui, causant une gène marquée aux malades, ont nécessité un traitement.

Ce traitement a toujours été la vaccination antichancrelleuse, pratiquée suivant la méthode maintenant classique par voie intra-veineuse à l’aide de

vaccin anti-streptobacillaire de Nicolle (Dmelcos).

La seule différence avec la méthode classique porte sur deux points :

L° Le plus grand nombre de malades porteurs de bubons, a reçu le traitement au Dmelcos sans hospitalisation ;

20 Le traitement n'est pas limité à un nombre quelconque d'’injections (4 ou 6), il a été continué jusqu'à ce que le bubon ait totalement disparu, et même, la guérison obtenue, une injection supplémentaire de consolidation était pratiquée.

Il a été impossible d'établir une statistique d’après la date du début du traitement par rapport à la date d'apparition du bubon, car si les malades indiquent avec précision la date d'apparition du chancre, on arrive très rarement à leur faire préciser la date d’apparition du bubon.

C’est pourquoi le classement des cas de bubons traités a été fait d'après le nombre de jours écoulés entre le début du chancre et le début du traitement vaccinal.

Voici comment se classent les 126 cas de bubons observés :

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18 malades sont partis sans avoir terminé le traitement.

17 ont êté hospitalisés.

39 malades ont été traités moins de 15 jours après l'apparition du chancre.

42 entre le 15€ et le 308 jour.

7 après le 30€ jour.

Chez 3 malades le bubon était apparu avant le chancre.

Les 18 malades atteints de bubons, qui ont omis de compléter leur traitement se groupent ainsi :

Ayant reçu 1 seule injection de vaccin....... 8 — 2 injections de vaccin....,.... a — 3 Re EU RER EE AR — 5 RE à AVE EtAtL es 1

Chez ces malades aucune amélioration n'avait encore été observée.

Deux autres malades avaient reçu 3 injections de vaccin, une amélioration avait été notée quand ils ont abandonné le traitement.

On remarque que le plus grand nombre de ces « déserteurs du traitement » n'avait reçu qu’une injection de vaccin. Il est fort probable que la poussée thermique qui suit l'injection aura épouvanté ces malades qui auront préféré leurs bubons à la

fièvre.

Malades hospitalisés malades ont reçu 4 injections de vaccin

es o — 6 —

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