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Totaux . . . 115,100,000 fr. » 90,100,000 fr. .
Rapprochés des chilfi'es de 1857, ces totaux accusent pour le commerce général une diminution de prés de 11 millions à l'importation et de 1 million 1/2 environ à Texportation.
Ces résultats sont ceux du commerce direct et par mer. Or, il ne faut pas perdre de vue qu'une partie de nos articles arrivent à la Russie par la voie du continent germanique dont ils alimentent le transit; que, d'un autre côté, certaines quantités de marchandises y parviennent aussi par l'entremise des entrepôts maritimes anséates ou prussiens au compte desquels ils figurent mensuellement dans nos tableaux de douane.
Cette remarque explique le notable excédant que fait voir le chiffre de nos importations de Russie sur celui de nos envois à ce pays. Les premières s'effectuent en général directement; c'est l'opposé pour les seconds.
Notre commerce avec la Russie se divise du reste en deux branches très-distinctes :
Les opérations de la mer Raltique ;
Les opérations de la mer Noire.
A l'importation en France , la part de la mer Noire est la plus forte ; à l'exportation de France , c'est au contraire celle de la mer Raltique.
Cela s'explique aisément : la Russie xlu Sud, dont le princi-
pal port est Odessa, nous envoie beaucoup de grains et prend assez peu de nos articles fabriqués. La Russie sur la Baltique, au contraire, est par Saint-Pétersbourg, Riga, etc., etc., la voie par laquelle les principaux gouvernements de Tempire s'approvisionnent de nos produits.
Au nombre des articles les plus considérables importés en France pendant Tannée 1858, nous mentionnerons :
V»lcnr.
Les grains 22,698,000fr.
Le lin 19,887,000
Les bois communs 4,1 13,000
Les laines en masse 3,882,000
Le suif brut 2,138,000
Le chanvre 1,933,000
Les graines oléagineuses 1 ,516,000
Les soies de porc et de sanglier 1 ,255,000
Les fourrages et son 1 ,223,000
A l'exportation de France en Russie :
Les vins figurent pour 6,064,000
Les soieries 2,447,000
Les ouvrages en métaux 1 ,287,000
Les effets d'habillement 1,063,000
La mercerie , 1 ,028,000
Les papiers, livres, gravures 960,000
Les lainages 938,000
Les fruits oléagineux 828,000
Les fruits secs 726,000
Comparativement à Tannée 1857, notre navigation s'est accrue de 24,000 tonneaux à l'entrée dans nos ports et de près de 7,000 à la sortie.
Voici d'ailleurs quels ont été les résultats généraux du mouvement des transports en 1858 :
Navires cliurgés. Tonneaux.
Entrée 824 222,450
Sortie 207 49,596
Totaux 1 ,031 272,046
Les arrivages de la mer Baltique .et de la mer Blanche figurent dans les chargements pour 289 navires et 49,767 tonneaux à l'entrée, et pour 146 navires et 27,360 tonneaux à la sortie. Les arrivages de la mer Noire, qui se composent de produits beaucoup plus encombrants (les grains), se traduisent par les ehiflîres de 535 navires et 172,683 tonneaux^ tandis que les expéditions de France à destination des ports russes de celte mer n'ont pas dépassé 61 navires jaugeant 22,229 tonneaux^
Le pavillon français a compté à l'entrée 230 navires jaugeant 36,458 tonneaux dont 10,252 en chargement de la mer Noire ; ù la sortie, 100 navires jaugeant 18,511 tonneaux dont 3,431 pour la mer Noire, avec laquelle les échanges s'effectuent principalement sous pavillon tiers.
Pour donner au surplus une idée précise de la force des pavillons dans notre intercourse directe avec la Bussie (tonnage par navires chargés) , voici les parts respcuctives en 1 858 ;
A Ventrée.
PAVILLONS Français. Rttwcs. Tiers. TOTAL.
Mer Baltiqae . . . . 26,206 10,101 13,460 49,767 — Noire , 10,252 7,173 155,258 172,683
Totaux... 36.458 17,274 168,718 222,450
A la sortie.