‹ Étude sur Béranger, le chansonnier patriote et républicainChapitre 14 sur 37 · YO · texte numérisé non relu

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Il y avait près du Roi de la Chanson, comme des satellites autour d'un astre ; savoir : Charlet. Edouard Douve, Bellenger. Moreau, Desaugiers vingt autres !

Au dessert, le maillet retentissait de nouveau. et l'on faisait inscrire pour les tours de chanson-

Désaugïers donna au « Moulin-Vert » la primeur de « Madame Denis », et de « Ma fortune est faite » ; Edouard Douve y chanta « La Trompette de Marengo » et le « Vin à quatre sous » en pinçant de la guitare ; — Montemont et Billoux y obtinrent les honneurs du bis., l'un pour « Ses Glissades » l'autre pour son « Coup d'piqueton ».

Je viens de transcrire ces notes avec la joie des heureux souvenirs de la jeunesse, car toutes i chansons me furent chantées et apprises en Normandie, à Pont-Audemer, en notre propriété du « Châtel », où mon grand-père et son vieil ami Leveneur aimaient à se rappeler leurs agapes de vieux goguetiers, pendant leurs longues années de labeur dans la capitale !

Tous deux connaissaient ces joyeuses réunions du Moulin-Vert, et avaient entendu Béranger. Le jour où il chanta le « Dieu des Bonnes Gens » fut celui où ii donna sa démission à l'Université.

Après en avoir entendu les couplets, ce fut parmi les assistants dont il était l'idole, une joie indescriptible, des ovations, des trépignements d'ivresse ! C'était une nouvelle révélation de son génie, tous les fronts s'inclinaient, tous les cœurs battaient d'orgueil !

Cette chanson est effectivement une des plus Li'lles de Béranger. Sa philosophie s'élève vers un

idéal divin de bonté, de simplicité et de grandeur, par son rêve du bien et de la bonté mutuelle, qui s'en va vers un Dieu... mais le « Dieu des bonnes Gens ». Voici cette chanson qui est la religion du cœur et de l'esprit du Maître.

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