QU'ELLE EST JOLIE
Grands Dieux ! Combien elle est jolie ! Celle que j'aimerai toujours!
Dans leur douce mélancolie,
yeux font rêver aux amours.
Du plus beau souffle de la vie A l'animer, le ciel se plait.
Grands Dieux ! Combien elle est jolie I Et moi je suis, je suis si laid !
Grands Dieux ! Combien elle est jolie Elle compte au plus vingt printemps, Sa bouche est fraîche, épanouie.
cheveux sont blonds et flottants, mille talents embellie, île, elle ignore ce qu'elle est.
nds Dieux ! Combien elle est jolie Et moi, je suis, je suis si laid !
Grands Dieux ! Combien elle est jolie ! Et cependant. j"en suis aimé J'ai dû longtemps porter envie Aux traits dont le sexe est charme.
Avant qu'elle enchantât ma vie Devant moi, l'amour s'envolait.
Grands Dieux ! Combien elle est jolie ! Et moi, je suis, je suis si laid !
nds Dieux ! Combien elle est jolie ! Et pour moi, ses feux sont constants.
La guirlande qu'elle a cueillie.
Ceint mon front chauve avant trente ans. Voiles qui parez mon amie, Tombez, mon triomphe est complet !
Grands Dieux î Combien elle est jolie ! Et moi. je suis, je suis si laid !
Lied d'amour du plus tendre des a niants, pour sa « dame de beauté » unissant à jamais leurs cœurs dans une libre communion !
Plus tard, à la cinquantaine de leurs amours il écrira, pour celle qu'il aime : « la bonne Vieille », chanson triste, et d'une douce philosophie.
Ecoutez ces pensers délicats, pour celle que Bérauger chérit et estime, et dites-moi si vous pouvez les lire sans une attendri- 'motion.