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leur goût. (1) « Arrius disait chomnwde lorsqu'il voulait » dire commode, et il prononçait hembûches pour embûches ; » il croyait avoir parlé d'une façon rare s'il avait aspiré » de toute sa force : hembûches. Ainsi sans doute ont parlé » sa mère , et Liber son oncle maternel , et son aïeul » maternel , et sa grand mère. On l'envoya en Syrie ; » nos oreilles étaient en repos ; les mêmes mots avaient » retrouvé leur accent doux et léger , et nous n'avions » plus à craindre d'entendre de telles choses. Tout-à-coup, » nouvelle affreuse , on apprend que les flots de la mer » Ionienne , depuis qu' Arrius les a traversés , ne sont » plus Ioniens , mais Hioniens. »
L'esprit change de nature selon l'intensité de la passion qui anime l'écrivain. Ici , facile et souriant , il effleure à peine l'ennemi et se contente d'une atteinte légère ; ailleurs, irrité, impétueux et hors de lui, c'est l'abeille qui laisse le dard dans la blessure. Ce ne sont plus alors des oppositions de mots , des contrastes agréables , des surprises qui plaisent au lecteur ; ce sont des expressions simples et fortes , saisissantes par leur justesse et les idées qu'elles évoquent. Gellius est célèbre pour ses incestes ; il est devenu l'amant de Lesbie. Catulle indigné s'écrie: (2) « ]e n'espérais pas que tu me demeurasses fidèle,. Gellius... » mais je me rassurais , voyant qu'elle n'était ni ta mère » ni ta sœur , celle dont l'ardent amour me consumait. » Il a trouvé un certain nombre de ces mots pareils à des effigies ineffaçables qui conservent et répandent la gloire ou la honte d'un nom. On en pourrait recueillir plusieurs dans ses épigrammes politiques : César , le général sans