‹ Etude sur Dictys de Crête et Darès de PhrygieChapitre 5 sur 10 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Septimius était certainement chrétien, peut-être même prêtre.

Ignorance des rites. — Sacrifices d'après la Bible. — Lapidation. — Importance donnée aux prêtres, aux temples, aux sacrifices. - Triades...

La fiction du prologue et de l'épître dédicatoire vient, nous l'avons vu, d'un chrétien. On peut en dire autant de

FËphéméris elle-même. Et cependant Périzonius voyait en Dictys un haut.fonctionnaire païen, et dans son livre un ouvrage dirigé contre la religion chrétienne. Plus on examine l'Ephéméris, moins on découvre ce qui a pu inspirer une pareille idée à cet érudit. Quel avantage le polythéisme âuraiMl pu recueillir de cet écrit? C'est ce qu'on cherche vainement. Ce qui saute immédiatement aux yeux, c'est que l'auteur bannit de son livre le merveilleux, et se résout fort rarement, par absolue nécessité, et avec un air de contrainte, à citer les noms des divinités païennes, y compris le nom de la plus haute, Jupiter. Est-ce un signe d'ardent prosélytisme ? Quoi ! le champion des dieux païens craindrait de montrer leur intervention dans les choses humaines, et rougirait de les nommer? Est-il ordinaire, est-il naturel de voir chez un croyant, dans la chaleur de la lutte, une telle défiance de ses doctrines religieuses? Les opinions en conflit les unes avec les autres n'ont-elles pas coutume de s'exalter, de s'exagérer outre mesure ?

En y regardant d'un peu près, on s'aperçoit que ce prétendu païen ne connaît pas du tout sa religion, et commet on fait de liturgie d'énormes erreurs, qui auraient scandalisé le plus ignorant de ses coreligionnaires. Prenons par exemple sa description du sacrifice public accompli dans le fameux temple d'Apollon Thymbréen (2,3). Il y a là une grosse hérésie : jamais femmes (4) n'offrirent un sacrifice solennel à ce dieu. Les rites auraient été violés, et la cérémonie sans valeur. Il y a encore violation des rites dans le sacrifice, où Philoctète est mordu par un serpent (?,14> : « Ensuite aux cris poussés par tous ceux qui l'avaient re-

(1) Dans ce passage, il nous présente encore deux filles de Priam comme prêtresses à la fois de Minerve et d'Apollon ; ce qui est inoui. Dans l'Enéide (liv. 6, 35), la Sibylle est attachée au culte d'Apollon et de Diane ; mais ce sont deux divinités jumelles.

marqué, Ulysse, accourant, tue le serpent» Quoi I on pousse des cris ! Dictys a oublié l'eiKp>jfA£fTe, ou Voro favet$ solennel. Au moins devrait-il faire recommencer le sacrifice, comme l'exigeait le rituel.

Allons plus loin : est-ce qu'un païen, en lutte avec la religion nouvelle, aurait décrit ses sacrifices d'après les livres saints de ses ennemis? C'est pourtant ce que Dictys fait trois fois. Quand les Grecs sont réunis à Argos et décident de faire la guerre, « Calchas, fils de Thestor, prévoyant l'avenir, fait amener au milieu du forum un porc mâle ; il le partage en deux, place les deux moitiés Tune du côté de l'Orient, l'autre du côté de l'Occident, et invite chacun des Grecs à passer au milieu, le glaive nu, etc. » 1,15 (c. f. 2,49 — 5,10). C'est la Bible qu'imite ici Septimius (Genèse, chap. 15, vers. 9,10.— Jérémie, chap. 34, vers. 18, 19). Qu'on ne m'objecte pas le trait de Xercès faisant couper un homme en deux, et passer son armée entre les deux quartiers (Sénéque, De ira 3,17) : car ici il s'agit non d'un sacrifice, mais d'un supplice destiné à effrayer l'armée. Qu'on n'objecte pas non plus le sacrifice accompli par Philippe dans une revue de l'armée macédonienne (T. Lire 40,6) : car si l'historien latin a pris la peine de le décrire en détail, c'est qu'il le considérait comme une singularité propre à l'antique Macédoine, et depuis longtemps oubliée dans ce pays même. C'est donc la Bible que Dictys a suivie.

Au reste voici une autre description qui prouve et sa connaissance des livres saints, et sa tendance à les imiter. Il avait à raconter le sacrifice d'Iphigénie d'après Euripide. Mais il y a dans le récit du poète une particularité qui fit oublier à l'imitateur sa première intentiou . Euripide dit que, quand la jeune fille, au moment d'être frappée par le sacrificateur, eut disparu, on aperçut près de l'autel une biche mystérieusement substituée à la victime humaine. Ici Dictys se. souvient du sacrifice d'Isaac, et du bélier subs-

litué à l'enfant: Ces souvenirs en entraînent d'autres : la voix surhumaine se faisant entendre, Tordre donné au père d'arrêter son bras, et d'immoler le bélier. Alors il intercale ces détails dans la narration du poète. Seulement comme il ignore que la brièveté sied encore mieux à la divinité qu'au commandement militaire (imperatoria brevitas), il fait pérorer trop longuement la voix, qui tourne au bavardage II est très facile, dans ce sacrifice, de démêler nettement l'imitation des livres saints de celle d'Euripide, et de marquer à quel moment précis commence la première.

Enfin voici une preuve irréfragable de sa connaissance de la Bible. Dans son court opuscule il inflige 5 fois le supplice de la lapidation : à Palamède 2, 15 ; à Polydore 2, 27 ; k Phalas 4, 4; aux fils d'Anlimaque4, 21 ; à Hécube 5, 16. Or cette peine est exclusivement juive, comme le remarque Forcellini (1) (au mot Lapidatio). On sait que les lois de Moïse (v. Joseph, Antiq. Jud. 4, 8, 36), condamnent à la lapidation, non seulement la jeune fille qui s'est laissée séduire, mais encore le bœuf qui a tué un homme (c. f. Levit. 24, 16. — Exod. 70, 17, 14). C'est tout dire. L'histoire dès autres peuples fournit quelques exemples isolés de ce supplice ; mais c'est en Judée seulement qu'il était entré dans les mœurs et les lois de la nation. Chez les Romains le mot lapidare, jusqu'au siècle d'Auguste, signifia seulement un phénomène météorologique « une pluie de pierres » (c. f. Freund au mot lapidare). Sans doute il a pu arriver que la fureur poussât des hommes à lancer des pierres (Virgile Encid. 1, 148; Cicéron, pro Sextio, 36, pro domo suâ, 5, in Verrem, 2, 4, 43 T. Live, 4, 50; Florus, 1, 22; Pétrone, Satyr., 90, 93; Macrobe, 2, 0). Mais nulle part il n'est question d'un supplice légal. Même remarque pour les Grecs. Quand leurs historiens nous parlent de per-

' (1) Il a tort d'ajouter « et Macedonibus » ; en quoi il me paraît accorder trop de confiance à Q: Curce (6, 11).

sonnes blessées ou tuées à coups de pierres, il s'agit toujours des victimes d'une colère aveugle et soudaine : Ciéarque chez Xénophon (Anab. 4, 3, 2), Lycidas chez Hérodote (9, 5), G. f. Pausanias, Edit. Didot, liv., 4, 22, 7 — 8, 23, 7 — 2, 32, 2 ; Hérodote 1, 467, Polybe l, 80, 9. Une fois seulement à propos des Arabes, on parle de la lapidation comme d'une coutume reçue (Diod. Sic. 3, 47, 4) j mais cela n'est pas étonnant, puisque les Arabes appartiennent à la même race que les Juifs. Les poètes grecs, eux aussi, font quelquefois mention de la lapidation (Sophocle, Ajax 252 , Euripide, Orest. 50, 363, Phœnic. 1476, Ion 4112, Hérac. 60, Aristophane, Achar. 285). Mais dans tous ces passages il s'agit encore des emportements de la fureur. Quantài'épigramme de Callimaque (Epig. 42), le mot n'est pris qu'au sens métaphorique. Chez Dictys, nous l'avons vu, la lapidation est fréquente. Il y a là, non pas un ou deux faits accidentels, mais un usage véritable . Ce n'est pas chez les Grecs, ni chez les Romains, mais dans la Bible qu'il a puisé l'idée de ces mœurs.

Peut-être était-il prêtre. L'intention de rehausser le prêtre, le mortel ayant commerce avec le ciel et parlant en son nom, se manifeste dans plusieurs passages du livre. Quoiqu'il connaisse parfaitement les traditions mythologiques, il a fait de Galchas, le timide sujet d'Agamemnon dans l'Iliade, un prêtre-roi. Ajoutant. Mopsus au catalogue des chefs grecs, il l'investit de la puissance royale. Quand Chrysès vient redemander sa fille, pour laquelle il offre une rançon, les Grecs, qui dans l'Iliade déclaraient qu'il fallait accepter l'offre, s'écrient « qu'il faut rendre au prêtre sa fille, sans prendre la rançon » % 28. Lorsque Philoctètej mordu par un serpent, est conduit dans l'île de Lemnos, et que l'auteur fait une allusion évidente au traitement par la terre sigillée, qui autrefois, comme aujourd'hui, passait pour avoir une très grande efficacité contre les piqûres dç

serpenta , c'est aux prêtres, non aux médecins (4\ qu'il remet le malade ; c'est par les prêtres « habitués à guérir les blessures venimeuses de cette sorte » qu'il fait soigner le héros grec (2, 14). Dans tous ces exemples on reconnaît la même intention, celle d'accroître l'importance du corps sacerdotal et de rehausser le rôle de ses membres. Ne serait-il pas prêtre, celui qui exalte tant les prêtres?

Naturellement pour le prêtre rien n'est aussi important que le temple et les cérémonies du culte. Dictys ne doit pas perdre une occasion d'en parler. Vultéius Mena, de erieur public devenu cultivateur, n'avait plus à la bouche que les mots de sillons et de vignobles (Horace, épît. 1, 7, 83). Les chroniqueurs monastiques du moyen âge ne manquaient pas de consigner dans leurs annales les menus événements de leurs monastères, qu'ils plaçaient sur le même rang que les grands événements publics intéressant tout l'Etat. Si Dictys fait partie du corps sacerdotal, il doit attribuer une importance particulière à tout ce qui se rapporte au culte.

En effet, il cite jusqu'à douze temples (2*, alors qu'il est presque muet sur les palais, dont pourtant il avait plus d'o«casions de parler. Sans doute pour la précision des détails (3), nous sommes loin de certaines descriptions de temples dans l'Enéide, notamment de celui de Laurentum (liv. 7). Mais tout est relatif; nous avons affaire, non à Virgile, mais à Dictys dont l'expression est habituellement Vague.

Comparez maintenant ce qu'il dit des palais. Certes, les occasions d'en décrire ne lui ont pas manqué. Il a men-

(1) Philostrate, au contraire, le fait guérir par les médecins Lemniens, au moyen de la fameuse terre.

(2) Voir 1, 2 — 1, 16 — 2, 10 — 2, 14 (bis) - 3, 2 — 5, 5 fc, 8— 5, 12 (bis) — 6, 11 — 6, 12.

(3) On en trouve quelques-uns pour le temple d'Europe (1, 2).

tiomié le pillage du palais de MénéJas rt$. 3), dao^uiydq, roi de Sidon (1, 5), de celui de Priam (5, 12). Que di%U4^ ces trois palais ? absolument rien- Les ambassades.éphaagées entre les rois, les réceptions des uns par les autres^ Iquns voyages, devaient l'amener à en citer au moins vingt autres ; il j^en cite pas un, En fait d'architectuEe,4l ne s'inn téresse qu'aux temples. „ \

Il ne s'intéresse pas moins aux sacrifices qui s'y aqcopxplissent. Il en décrit jusqu'à onze (1, 15 — 2, 49 — 5, 10 -4 1,21 — 1,2-2,10 — 2, 14-2,33^3, 1-3,2 — 5,7); et chose remarquable, cinq d'entre eux (les quatre premiers et le dernier) méritent d'être signalés pour la précision des détails. En général, rien n'est réellement décrit dans l'Ephéméris ; tout est indiqué ou résumé en termes d'une généralité banale et insignifiante. L'auteur n'aperçoit rien nettement ; on est frappé de l'absence de traits précis, d'expressions caractéristiques, prouvant qu'il connaît oi} voit des yeux de l'imagination ce dont il parle. Il faut faire une exception pour les cinq sacrifices qui viennent d'êtrç signalés: Ici l'auteur s'écarte de ses habitudes. Et pourquoi, sinon parce que la matière lui agrée ?

. Une autre chose prouve mieux encore tout l'intérêt qu'il attache aux cérémonies religieuses : c'est la curiosité qu'il prête à ses personnages pour ces sortes de spectacles, et qui est la mesure de la sienne propre. Ainsi pendant la trêve conclue pour la saison d'hiver, Achille accompagné de quelques amis arrive au temple d'Apollon près de Troie. Pourquoi? Est-ce pour observer à loisir les remparts de la ville, et faire des remarques dont il puisse profiter à la reprise des hostilités ? Non ; c'est qu'il est « avide de connaître les cérémonies du culte troyen », 3, 2. Voilà pourquoi il s'écarte de l'armée, et s'aventure aux portes de la ville, presque sous la main d'un ennemi très animé contre lui, et qui n'a aucun respect des traités. Ailleurs! (4,10) les Grecs, après avoir tué Sarpédon, puis Hector, puis Pentbé-

silée, viennent d'abattre le dernier rempart de Troie, c'està-dire Memnon et son armée. Vont-ils presser la fortune, Mter la fin de la guerre par un coup décisif, en profitant de la consternation de l'ennemi ? Pas du tout ; ils lui accordent une trêve, au risque de lui laisser reprendre cou « "rage, de compromettre les avantages récemment acquis, en tout cas avec la certitude de prolonger la guerre. Qu'est-ce qui a pu les décider à une trêve, si malencontreuse, si préjudiciable à leurs intérêts? C'est que « la fête d'Apollon Tymbréen était arrivée ». Au moins est-ce Une fête nationale pour la Grèce, une fête dont la célébration s'imposait obligatoirement à eux ? Non ; c'est une fête troyenne pour un dieu troyen. Cependant; impatients d'y assister, ils ne songent pas au prix dont ils paient leur curiosité, c'est-à-dire à la continuation des périls de la guerre, et ils vont se mêler avec les Troyens dans l'enceinte du temple.

Si les Grecs attachent tant d'importance aux choses du culte, faut-il s'étonner que, quand Palamède a été désigné pour présider le sacrifice offert pour toute l'armée (2,14), quelques chefs en conçoivent une jalousie, qui lui devient fatale ? D'autres auraient été jaloux du commandement militaire déféré à Agamemnon, ou de la valeur guerrière d'Achille, ou de l'intelligence" active et féconde de Palamède, ou de l'esprit de ressources qui était le lot d'Ulysse, ou du don de la prescience accordé à Calchas. Non ; ce qu'on envie à Palamède, c'est l'honneur de figurer en première ligne dans un sacrifice. Ainsi le goût de Dictys pour les cérémonies religieuses se révèle par celui qu'il suppose à ses personnages, par le nombre des sacrifices qu'il fait célébrer, par la précision des détails qu'il donne contrairement à ses habitudes. Celui qui est tant préoccupé de pieuses solennités, et. comme nous l'avons vu, de temples ; celui qui est si porté à rehausser la classe des prêtres, est-il un laïque ?

Ce n'est pas tout : on trouve dans l'Ephéméris des allusions à des usages ecclésiastiques, lesquelles ne peuvent guère se rencontrer que sous la plume d'un membre du clergé.

lies ambassades s'y composent invariablement de trois personnes (v. 1,4 — % 5 — % 10 — 2, 48 — 4, 10 — 6, 11). Il n'y a qu'une exception, mais plus apparente que réelle (5, 4). Les négociations pour la paix ont commencé : trois députés partent peur la cité troyenne, Ulysse, Diomède et Ajax, fils de Telamon. Mais celui-ci rénonce à sa mission sur les observations d'Enée, qui lui représente que les Troyens sont fortement irrités contre lui ; quo sa présence dans la ville pourrait faire tout échouer; et même que sa personne n'y serait pas en sûreté. Ainsi dans ce passage même, on voit que pour Dictys le nombre réglementaire des ambassadeurs était de trois (1). Or, soit sous la République romaine, soit sous l'Empire proprement dit, soit sous l'Empire des Byzantins, le nombre des ambassadeurs fut très variable, tantôt supérieur, tantôt inférieur à trois. C'est d'après les usages de l'Eglise que Dictys compose ainsi ses ambassades. Les légats du pape dans les Conciles généraux sont toujours au nombre de trois : je l'ai vérifié depuis le premier Concile général de Nicée (325) jusqu'au 8° siècle. Quand un Concile général de toute la chrétienté, ou un Concile particulier de toute une région, envoie des députés, ceux-ci sont encore au nombre de trois. C'est une règle invariable que j'ai encore vérifiée pour la même période de temps.

Au reste, ce n'est pas seulement en parlant des ambassades, qu'il a une prédilection pour ce chiffre, les exemples

(1) Chez Darès, au contraire, Anténor est l'ambassadeur unique de Priam (chap. 5). Hélène n'est réclamée que par deux députés (ch. 16); et Ménélas va seul trouver Lycomôde (ch. 35) .

de triades sont très fréquents chez lai, Après l'élection du généralissime (1,16), op nommé trois commandants pour la flotte, et trois autres pour l'armée de terre. Pour ira*£o~ ler Iphigénie,il y a trois chefs (1, 21). Pour guérir Téïèphfc; l'oracle de Delphes a désigné trois rois (2, 9). Quand le Palladium est tombé aux mains des Grecs, trots héros «'en disptitent la possession (5, 14). Ces divers exemples prouvent chez Dictys une certaine habitude d'esprit, qui le porte, s'il lui faut fixer un nombre, à écrire immédiatement celui de trois : et cette habitude, il a dû la contracter au service de l'Eglise ; car ce nombre figure souvent dans les cérémonies chrétiennes. La messe solennelle est célébrée par un prêtre, un diacre et un sous-diacre. Les Gon^ ciles provinciaux sont composés de trois ordres, évêques, prêires et diacres, formant trois cercles concentriques* L'ordination d'un évoque est faite par trois évêquos de la même église métropolitaine. Le pape lui-même est sacré par trois de ses suffragants (au nombre de 7). Il est inutile d'insister pour montrer que l'Eglise, comme Dictys, procède volontiers par triades. On peut donc conjecturer qu'il a exercé quelque ministère ecclésiastique, et qu'il y a pris cette habitude. Cette conclusion concorde avec mes autres remarques, sur sa tendance à relever l'importance des prêtres, sur l'intérêt qu'il porte aux temples et aux solennités religieuses.

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