CHAPITRE X
l'expédition de 1386, et la guerre contre les anglais. — le sentiment patriotique dans des champs.
S'il existait un danger visible, imminent, c'était celui que faisaient courir au royaume les prétentions de l'Angleterre. Le roi Charles V avait compris l'étendue du péril, et employé à le conjurer toutes les ressources de son esprit, toute la fermeté de son caractère. Grâce à cette prudence opiniâtre, qui savait à la fois attendre et oser, il avait reconquis pied à pied les provinces que le traité de Brétigny avait placées sous le joug de l'Angleterre. Mais son œuvre restait inachevée : la France demeurait ouverte à l'invasion, et les Anglais, par la possession de Bordeaux et de Calais, de Brest et de Cherbourgs pouvaient toujours pénétrer au cœur
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du royaume. Les troubles qui avaient signalé la minorité du jeune Richard II n'avaient pas empêché l'ennemi de reprendre l'offensive, et, quelques mois avant sa fin, Charles V avait pu voir les bandes anglaises, menées par le duc de Buckingham, piller et incendier l'Ile de France. Toutes les divisions cessaient, dès qu'il s'agissait d'une campagne en Picardie ou en Guyenne : on y courait comme au butin, et le territoire français était devenu pour la noblesse anglaise l'école de la guerre. Il s'en fallait que la France présentât la même entente contre l'étranger. La mort de Charles V rompit le faisceau de volontés rivales que l'ascendant de son autorité avait tenues momentanément unies. On vit bien rinsufBsance des institutions sur lesquelles reposait la société politique. L'obligation féodale était encore la seule forme d'obéissance que consentît à accepter la noblesse. C'était le roi qui ftrisaît respecter la France • ce n'était pas la France qu'on respectait en la personne de son roi. On connaît à cette époque la félonie, cet acte déshonorant par lequel un vassal renie sa foi : on ne connaît pas la trahison envers le pays. On peut, sans infamie, choisir son maître et changer de parti. Le chevalier Guichard d'Angles, origi-
l'expédition DB 1386 135
naire de Gascogne , soldat du roi Jean à Poitiers, détient baron anglais et serviteur d*Edouard III satis étonner personne, Sans perdre la considération qui s'attache à son nom*. Les services rendus au royaume sont comptés pour rien : du Ouesclin, mis par son maître au rang des princes du dang, fdt redevenu, s'il eût survécu au t*oi, simple chevalier breton. Il faillit arriver pis à son successeur Olivier de Clisson.
Charles V avait essayé, mais en taiui d'imposer aux trois ordres, séparés par l'inégalité des droits, l'idée d'une patrie commune fel des mômes devoirs envers l'Etat». Aprèà lui, chacun était retourhé à son isolement, à ses convoitises, à ses préoccupations égoïstes'. Un fait constant, et qui surprend toujours dand
* y. Froisbart, L. 1. Des Champs a consacré à ce persoD"naffe une ballade; v. I'akb., I, p. 52.
* V. Cra?., 38 î
Les Chevaliers . . •
...doivent l'Bglisè défendre, [eêui Vattaquer] Et le peuple, qui le vuét entreprendre, {contre fukonfuê Doivent garder et maintenir en paix ....
L'Eglise doit pour tous Dieu réclamer (prier) . . . Le Peuple doit chascun jour labourer, {travailler) • • • etc.
' Cbap., p. 150 :
Particulier [égoUU) est chascuns en son sens Et convoiteux : vie est désordonée ; Tout est ravi par force des puissans ; Au bien commun n'est créature née. t • .
ces guerres contre l'Anglais, c'est l'indifférence avec laquelle la noblesse laisse l'ennemi promener sur le sol de la France le fer et le feu. C'est que les intérêts des nobles et des vilains, paysans ou bourgeois, sont encore profondément distincts. Les derniers forment une classe à part, ou plutôt ils ne comptent pas. Quant aux nobles, combien peu se préoccupent, comme le sire de Sempy, du sort des faibles, et méritent ce bel éloge que lui décerne des Champs de s'être montré pitoyable pour la € gent menue * » !
C'est pourtant au sein de ces populations dédaignées et foulées que se révèle la première lueur du sentiment national. En face des villes insultées, des chaumières Aimantes, des moissons dévastées, il s'est formé peu à peu une opinion qui grandit, se propage^ s'impose à tous les esprits, c'est que le royaume a un ennemi irréconciliable, l'Anglais. Comme il était naturel, ce fut aux frontières, dans les parties les plus exposées, sur un sol incessamment remué par Tinvasion, en Picardie, en Flandre, en Artois, que s'éveilla l'idée
' Tare., II, 26.
L'BXPÉDITION DB 1386 137
d'une patrie française. Les habitants de ces provinces extrêmes étaient les premières victimes de la guerre, et, si l'on traitait, leurs villes, leurs bourgs, leurs villages étaient d'abord cédés. Ainsi naît et se développe, sous l'aiguillon de la lutte, un patriotisme local, circonscrit, mais plein d'énergie et de vivacité. Le roi est loin, on ne peut compter sur son appui : chacun s'habitue à faire face au péril avec ses seules ressources. Ce qu'on voit clairement, c'est qu'il est une brèche ouverte, par laquelle l'Anglais s^élance quand il lui plaît. Rien n'est fait, tant qu'il tient en ses mains Calais. Donc, point de trêves : une paix définitive qui, avec Calais, rende à la France sa sécurité perdue ; sinon, la guerre, mais une guerre sérieuse et bien conduite. Voilà l'idée que la souffrance a révélée au bon sens populaire, et dont Eustache des Champs se fait Torgane persistant et convaincu. Et ce ne sont pas les nobles, les seigneurs, qui, chez lui, l'expriment : il en réserve l'honneur à ceux qui l'ont eue les premiers, aux gens du peuple, aux paysans, à Margot la Pileuse, à Berthelot le Laboureur, à Guichar le Brun, à Henri le Contrefait; c'est sous les murs de Calais, dans la campagne de Guines ou de Hesdin, qu'il
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place le lieil de la scènes Comme ces brave è gens ont bien démêlé, dès Tabord, la duplicité des Anglais ! Gomme ils voient clairement que cette trêve signée, pour la troisième fois, à Lolinghem, en 1384, n'est qu'une duperie> un moyen de gagner du temps*! Si les Anglaisent un si grand désir de conclure la paix^ pourquoi refuser Calais à la France ? ils ne s'obstineraient pas à retenir la place, sMls n'avaient en tête quelque « mal engin » (mauvaise pensée) :
Si ce ne feust, bien le feussent rendans.
Plaisante illusion de se figurer que là Picardie sera débarrassée de leur présence après le traité! oui, sans doute, ils la quitteront, comme Ils ont quitté la Guyenne. C'est plaisir d'entendre ces honnêtes paysans réclamer pour l'honneur de la France (contre un projet de paix désastreux qtiî, dit-on, céderait aux Anglais plus de deux mille bourgs et châteaux en Gascogne. Lô roi est c moindre d'ans > (mineur); il n'a pas le droit de céder une seule parcelle de son royaume : c'est maître Martin, tin savant du village qui l'a affirmé ! — Voilà
* Chap., 71.
• Tawi., I. 71.
L^BZPéDtTtON DE 43ê6 13d
des acteurs peu relevés sans doute, leur langage est vulgaire ; mais leurs pensées sont bien françaises, et leurs critiques vont droit au but. — Une armée s'approche* : est-elle dirigée contre Calais ? hélas ! non. La place est trop forte pour le courage des nobleâ. Plût au ciel qu'on voulût une bonne fois l'attaquer ! Les paysans donneraient de grand cœur, pour un semblable résultat, tout ce qu'on leur prend de force, tout, jusqu'à leur dernière « escalogne » féchalotle).
En Tannée 1380, 11 s'agissait de bien autre chose que de la reprise de Calais. Treize cents vaisseaux devaient passer le détroit, et Jeter au cœur de l'Angleterre toutes les forces du royaume. Des Champs avait une vengeance, pour ainsi dire personnelle, fl tirer des Anglais. Cinq ans auparavant, lors de l'inva* sion de la Champagne, ils avaient rencontré Vertus sur leur chemin, détruit le château, pillé la ville, incendié les environs. La belle maison du poète, ses vignes, ses granges, avaient été la proie des flammes*. Aussi le
' Mafi., m.
* Se vous voulez véoir grant povreté,
Païs deslruit, et ville déserté.
Murs ruineux et gens desconfortée , Droit à Vertus est la chose esprouvée . . .
(Tabb., I, 40).
premier bruit de l'expédition le ravit d'enthousiasme. Voilà l'heure qu'il implorait du ciel avec des larmes et des prières : et il entonne son cantique de Siméon.
La pièce est connue* ; j'en rappellerai le début, d'une émotion si fervente :
J'ai tant crié com le vieil Siméon, Et lamenté comme fit Jérémie, En espérant, que la rédemption Voi approuchier ....
Oui, c'est vraiment le rachat du royaume qui se prépare. Qu'importe aux pauvres gens la guerre contre les Flamands ? Que leur ont fait ces tisserands, ces cardeurs de laine, ces drapiers de Bruges, de Liège et de Gand? Mais l'Anglais, c'est l'invasion toujours suspendue sur leurs têtes, au Nord, au Midi, par la Bretagne et par l'Artois, par la Normandie et par la Guyenne. Le poète va chercher jusque dans les vieilles légendes le présage de l'extermination radicale de ces « fils de Satan ; » et la Sibylle et Merlin, le Brut et Bède le vénérable, lui sont garants que leur dernier jour approche. Je ne sais quel souffle lyrique a passé dans ces vers :
* Tarb., I, 82.
l'expédition de 4386 U1
Par leur orgueil vient la dure Journée
Dont leur prophète Merlin Pronostica leur dolereuse fin Quant il escript : « Vie perdrez et terre ; Lors xnonstreront estrangier et voisin :
Ou {au) temps jadis estoit ci Angleterre » ' !
N'ont-ils pas tout ce qui marque une nation du sceau de la décadence, ces violateurs de la loi divine et des lois humaines * ?
Voilà le rêve : le réveil dut être pénible. Au début, tout marcha à souhait. Princes, seigneurs, chevaliers et barons accouraient avec zèle au rendez-vous royal, au port de l'Ecluse. Chacun rivalisait de luxe : on comptait sur le butin pour s'indemniser'. L'argent n'avait manqué, ni pour le matériel de guerre, ni pour les vivres. Cependant, le roi s^attardait à célébrer les fiançailles d'une de ses sœurs avec le fils de son oncle de Berri. Il ne quitte Paris que le 5 août ; puis, comme si rien ne le pressait, il voyage à petites journées, s'arrétant à Senlis, à Amiens^ dans ses bonnes
* « La loi par vous est Jà deux fois cassée >; allusion à Wiclef et k Walt-Tyler.
' 11 faut lire dans les historiens (B. de 8, Denis) le détail de ces folies fastueuses, bannières de soie et d'or aux mille devises, galères richement tendues, armures magnifiques, chevaux aux superbes harnais, et la foule des écuyers, des varlets, des hommes d'armes.
143 ÉTUDE 6U^ SUSTACUS D^S CHAMPS
villes, et ne paraît k Arras que vers la mi-septembre.* Cependant les immenses approvisionnements rassemblés au début de la campagne étaient dès longteotps gaspillés*. Les soldats, « ne recevant point de paye », pillaient la Flandre, le Vermanflois, la Picardie ; les paysans épouvantés Aiyaient. C'était le tour du duc de Berri de se faire attendre . Il n'arriva, le 14 octobre, que pour recommencer une délibération déjà cent fois ouverte' : est-il prudent de s'embarquer avant d'avoir pesé toutes les chances de l'entreprise ? Sur quels points faire porter la première attaque? Les vents sont favorables : n'importe ; il fkut attendre, sans doute pour qu'ils deviennent contraires. Des Champs gémit ^ : tout est livré à l'irrésolutioii dans les conseils du roi. Il reconnaît avec dé-i* couragement ce vice héréditaire qui déjà, du temps de César, a perdu \e% Gaulois*. Quand le conquérant, posté sur une hauteur, entra Reims et Boissons, vit cette nuée de Oaulois qui s'avançaient par le plat pays pour enve-
* *l. * «.-An . JV.
' «., ib.
^ TâBB., 1. 189.
lopper le camp romain : Rassurez-yous, dîtil à ses ge|i3 :
François perdent le tems à conseiller.
En effet, les Gaulois délibèrent, au lieu d'agir; puis, à la vue de la petite armée romaine, qui s'ébranle et descend vers eux en ordre de bataille, ils s'étonnent.
Et 9U conseil véissiez çhascun fuir. '
AJors César :
Ceuls (ci) seroql nos serp (sur/s) \ A conseiller sont ces Gaulois expers ; [eώeuter).
Mais ne savent (^Mf!) leurs consauls (projeté) exploitier
La* mauvais^ yoloi^té à^% nobl^^ et ^^s v9^3aiHC 4^venait visibie. De» ChampP l^u^ lança un apologuQ railleur. Le lioq, dit*il, % fi fait 9P4 mandement ; » il vg forcer |6 Léopard d^ns son antre *. En avant, loups, cerfs, ala^s (chiens (îoftrants), Jévrierp! Ils ont bien entendu ; mais cbacuR % prend le traip »
D'escre^ice, qui en alant recale.
L'armée battit en retraite*, ou plutôt achov|i
* Tarb., I, 90.
Ui ÉTUDE SUR BUSTACHE DBS CHAMPS
de se débander. Le roi fit présent à son oncle de Bourgogne de t l'immense ville en bois > destinée à loger l'armée au débarquement.
Quelques mois ne s'étaient pas écoulés que les Anglais venaient prendre ou brûler dans l'Ecluse ce qui restait des treize cents vaisseaux de la flotte, et ils trouvaient ^ parmi les provisions, deux mille tonneaux pleins de vin*, qui suffirent pour longtemps aux besoins de l'Angleterre. » La noblesse en fut pour ses frais. « J'y renonce, s'écrie des Champs, adieu les commans » (mandements du roi) ! et il cite le proverbe : « Echaudé craint l'eau*. »
Il savait maintenant à quel point les princes étaient insensibles à l'honneur de terminer la lutte par un grand effort : l'échec de 1386 était une leçon. Aussi, quand il apprit, six ans plus tard, que le roi d'Angleterre désirait la paix, que des négociations allaient s'ouvrir à Abbeville, il accueiUit cette nouvelle avec empressement. Il remercie les princes'; il vante les heureux effets de l'union projetée entre le roi anglais et une fille de France*; surtout il
^ Des Champs s'est beaucoup moqué du goût des Anglais pour DOS vins (v. Tarb., 1,24), et de leur intrépidité de buveurs.
* TiLRB., I, 92.
* Tarb., II, 141.
* • Toute paix vint par un saint mariage •.
(Tabb., I, 154).
l'expédition de 1386 145
retrace avec une éloquence émue les longues misères des peuples . Voilà cinquante-deux ans que dtire le ravage des champs, que le paysan se demande s'il récoltera le blé qu'il sème, et qu'il entend le tocsin donner à chaque instant le signal de la fuite dans les bois ou derrière les murs des places fortes ! Notre poète n'a pas beaucoup de pièces d'un sentiment plus grave, d'une touche plus ferme que celle-ci :
— Pitié, qui fait les francs cuers esmouvoir A charité et à miséricorde,
Paour de Dieu que chascuns doit avoir,
Et fin ^ par mort que nature recorde, [raison, s'acorde *
Tourment sans fin [cest-à^ire la pensée des châtiments étemels),
Que vous fassiez entre vous deux, roix, paix;
Peuple, clergié, noblesse, clercs et lais,
La terre aussi qui sousticnt votre faix (charf^e, poids) :
Or, faites donc leur supplication [exaucez leur prière).
— Car vous povez tous deux assez savoir Que pour terre est née vostre discorde,
Qui tant avez de puissance et d'avoir : [vile et orde
Dont (aussi) vo [votre) guerre est convoitant (issue de convoitise)
[de son côté Souffise-vou8 (arrêtez-vous) : ait chascuns en son ordre Son droit royal. D'un sang estes attraits {extraits): Ne soiez plus de convoitise trais (entraînés par) Dont guerre sourt (naît) et tribulation ; Tous requièrent bon acort (accord) pour jamais : Or faites donc leur supplication.
— Chascuns de vous se mete en son devoir, Sans ce qu'orgueil ne convoitier le morde ; Âiez les euls lyeua) à raison et au voir [vérité). Sans trop tirer la rigoureuse corde.
* C'est-à-dire le terme fatal ^ue la nature nous dé/end d^oublier.
* Demandé d'un commun accord.
Des C. 10
146 ÉTUDE SUR KUSTACHB DBS CHAMPS
* Laissiez aler terre; qnérct concorde, (Miasciins de vous. Trop «duré co j^lûis (plaid^ d(^bnt]; Vos esporils âmes) en sont vers {enrerg) Dieu meirais. Vos pères mors, peuple en destruct on.
Qui iiuppliêDt de modérer vos fdU :
Or failrs donc leur suppliettion.
— Kt advisez (songez) que femme, enfants et hoirs De vos règnes n'est nuls qui les ressorde *;
Cent mille homme sont mors pour (à eétuê d$) vo povoir. Temple destruis, n'il n'est mal qui ne sorde (naisse) Puifl cinquante ans ; ville, chastel, ne borde {maison). Qui par «rdoir ne soit prins ne deffais, Terre sans fruit i on ne laboure mais ipius); En pluseurs lieux n'a habitation (f7 n'y aplmê d'kâHtënts); Ce sevent (savent) bien Ardres, Guine et Calais : Or faites donc leur supplication.
— Vos ancesseurs qui se voulrant (voulurent) mouToir, Sont trespassés, et pou de terre aoorde (mot î'aooord) Leurs chétis corps pourris en ce vouloir;
Et pour ce est bon que chtscuns se descords * [sorre] :
D'entre vous deux que tel fardel (faioesau) a» tords (lie,
SSoiez amis, ne croies les mauvais,
Acordez-vous, et ceuls de vos palais (lo$ primeos du sauf) :
Veh à celui par qui dissension
Y demourra ; mors est à tous Jours mais [à tout jamais) :
Or faites donc leur supplication.
Binroi :
Nobles princes, grant pitié est d'ardoir.
De gens tuer, vierges prendre et vouloir.
Pour deux hommes avoir possession (itr$ Us maUres),
C'est cruauté qui vous doit remouvoir (touckor);
lÀ peuple Dieu fait ces points assavoir : '
Ou faites donc leur supplication. *
^ Du verbe rsssordret resourdre, rejaillir, ressusciter, ici actif. Songez qu'il n'est personne qui rossuseito U$ femmes ^ enfants^ héritiers,.,
* Renoues à la pensée — mot spécial à des Champs dans cet emploi.
' Voilà et que Dieu fai$ savoir aua peuples.
^ Man.t 311, ooL 4.