‹ Étude sur Eustache des ChampsChapitre 56 sur 77 · LB MIROIR DU MARTAM S · texte numérisé non relu

LB MIROIR DU MARTAM S

Il est impossible de songer à présenter Tana^ lyse d'une œnvre dont le caractère est de manquer à toutes les lois d'une composition régulière. Qu'il me sufBse de donner une idée du point de départ de Tauteur.

Franc- Vouloir e st un h omme d'& ge moy en ^ jiui songe à s'établir» II. faut an'iLse^.manej lui disent ses amis, (de faux amis sans doute !) qu'il se ménage pour ses vieux jours le dévouement d'une compagne fidèle. Une bonne femme est la providence d'une maison. Voilà qui est bien, réplique Franc- Vouloir ; mais, si je tombe sur une mauvaise ? Salomon n'a-t'il pas écrit

Qae mieux vaut vivre en un déeert Qu'avec maie femme habiter t ^

Or le cas est-il donc si rare ? Les oreilles lui

Des Champs reprend l'argument, maia en faisant ^^aufiloU un auteur t

Toi qui jadis as les livres léus

De Théofrate et des autres docteurs,

WAwréoU et de Mathéolabus, . . (iîÎMi., W^*

Lt PolynrMiqn» devient à Son tour tlii éM¥tii&; MA«I libertés avec VSeonomiquû de Xénophon :

Seonomiçfue, qui traita

Des livres sur tous mariages»

Dit que sur les communs ouvrages*

Homme et femme ont labeur pareil . • .

{Mir. de Mar., Rtib., 52).

^ Mir. de M., Rub., 10.

tintent des doléances des maris mécontents.

L'un a une femme jalouse, méchante, colère;

L'autre murmure que le prestre Vient trop souvent en sa maison; L'autre dit : « O (avec) ces chevaliers Va ma femme souventefojs ! * Or en revient puis deux, puis trois^ Dont Tun dit : « Femme ai débonnaire !

Elle fait trestout le contraire De ce que je vueil et commande ! •

C'est que Franc -Vouloir est difficile à satisfaire ! Il veut une femme

\ De quinze à seize ou à vingt ans.

l Qui soit riche et de bons parens,

[ Qui ait bon corps (bonne santé) et qui soit belle,

> Et douce comme columbelle,

! qui ne le quitte jamais

' Se non [sinon) pour aler au moustier (à f église) * .

Or, quand vous achetez du bétail à la foire, vache ou brebis, vous examinez l'animal* :

> M. de Mar. Rub. H.

' Cette comparaison malséante est encore du Jean de Meuqg

Je voi que qui cheval achète

N'iert (sera) jà {jamais) si fox (/bu) que rien j mète. .

Se tout n'el voit a descouvert;

Partout le regarde et descouvre -,

Mais la famé si bien se couvre

Que ]k ni sera descouverte

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