‹ Étude sur Georges MichelChapitre 15 sur 123 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Thoré, son ami, qui était en exil, ouvraient une souscription en faveur de la famille du peintre Michel, en l’étude de maître Bouclier, notaire à Paris.

M. Paul Lacroix faisait appel aux amateurs de peinture, par une lettre publiée dans le Journal des Débats , pour les inviter à venir en aide à madame veuve Michel.

La souscription eut son cours et elle fut close par l’apport d’une somme assez importante qu’un amateur généreux adressa à maître Bouclier.

M. Charles Blanc, de son côté, s’appuyant sur le refus de Michel d’avoir accepté une indemnité de logement au moment où il quittait le Louvre, parvint à obtenir quelques secours de l’administration des Beaux-Arts du ministère de l’Intérieur.

Mais les temps et les hommes changèrent, et la veuve du peintre fut oubliée et mourut en 1864.

Je l’ai revue plusieurs fois encore, accompagnée de sa fille. La pauvre femme portait dignement le poids des ans et des infortunes et ne demandait rien. Elle avait encore des moments de gaîté en parlant de son mari, cîe ses promenades et des incidents qui avaient incessamment traversé la vie d’un homme aussi philosophe, aussi véritablement artiste, aussi désintéressé de la renommée.

Ce que je continue d’écrire a été scrupuleusement relevé sur les documents authentiques du temps et sur les souvenirs encore vivants de la belle-fille de Michel, madame Bost, et de quelques amateurs qui ont positivement connu l’artiste.

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