‹ Étude sur Georges MichelChapitre 26 sur 123 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

A la fin de cette première époque, pour passer à la seconde, il est une suite de tableaux très faibles d’exécution, dans laquelle on le reconnaît encore difficilement, c’est la première tentative de ses études à Montmartre, ayant pour inspirateur Huysmans de Malines -, Michel tente là de peindre des terrains éboulés, des rochers rocailleux, des morceaux de terre tranchés à la pioche de terrassier, et vers les fonds, des éclaircies de ciels sombres, sur des formes d’arbres maigres et uniformes.

C’est là une mauvaise étape ; les harmonies sont louches, jaunâtres, les verdures noires, les formes rondes et mesquines, la conception nulle et vide ; Michel n’appartient plus ni à Ruysdaël ni à Demarne, il est enserré par la robustesse de Huysmans qui l’étouffe. Mais il abandonne bientôt le vieux Flamand pour une seconde manière, la plus étrange de toutes, sinon la plus personnelle.

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