‹ Étude sur Georges MichelChapitre 41 sur 123 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Ils représentent des entrées de bois, des grandes routes peuplées de voyageurs, de charrettes, d’attelages, de diligences, de chars à bœufs, de rouliers, de cavaliers à la façon de Callot, des intérieurs de fermes, des chemins à travers bois ou le long des champs, avec des ormes alignés, des éclarcies de taillis, des étangs, des marais, des ermitages sur des collines, des ruines de châteaux, des pêches de rivières, des plages maritimes, des barques à marées basses, des gendarmes conduisant des prisonniers, et jusqu’au peintre assis près d’une route, appliqué à dessiner un site campagnard.

Tous de la même main, du même faire, de la même pensée; on voit combien Michel rompait son tempérament emporté, à composer sagement et à chercher l’unité de la lumière, et, ce qui est particulièrement remarquable dans ces petites maquettes, c’est qu’elles sont toutes remplies jusqu’à profusion d’un volume d’air, d’un surcroît de végétations et de formes si simples qu’on les prendrait pour les inventions d’un aïeul de Th. Rousseau, d’un aïeul, entendons-nous, moins riche en distinction et en science descriptive, mais où le germe lumineux se retrouve et est vivant.

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