‹ Étude sur Georges MichelChapitre 62 sur 123 · C H A IM T R E XIII · texte numérisé non relu

C H A IM T R E XIII

les uns des autres comme autant de fortifications anciennes que le temps a démantelées.

Plus loin encore se retrouvent les plaines profondes, limitées à l'horizon par les collines élégantes et boisées de Noisy et de Rosny; et quand, du haut de cette butte Chaumont, on embrasse toute l’étendue de terre que l’œil peut contenir, on revoit les villages, les clochers, les sinuosités lumineuses des rivières, les bois, les prés, les collines que Michel savait si bien évoquer dans ses perspectives lointaines ; et quand l'ombre d’un nuage vient assombrir ce spectacle des pays, on revoit toujours, comme dans un aquarium chaleureux, les masses confuses des longues plaines toutes impatientes de lumière sous le voile sombre qui couvre leurs beautés.

Là encore et toujours il y a une véritable grandeur de création sous un firmament toujours en fièvre et en agitations nerveuses.

Ce n’est donc pas le sol généreux, le modèle qui manquent aux artistes ; le ciel et la terre sont toujours là, et n’ont pas dégénéré comme les hommes : la source pure est intarissable et fournira toujours des Michel.

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