LA SOCIÉTÉ CHEVALERESQUE D APHES HARTMANN
Nous ne connaîtrions quMinparfailemenl Hartmann, nous ne comprendrions pas bien le sens de ses œuvres, et nous n*en apprécierions pas exactement la portée, si nous ne jetions un coup d'œil sur les mœurs de la société au xii* siècle, telle qu'elle nous apparaît dans ses poèmes. La comparaison de son idéal avec celui des auteurs du temps nous révélera les eflforts qu'il a faits pour relever le niveau moral de son époque. Les différences qui se constatent entre sa conception d'une société parfaite et celle de Chrétien nous feront mieux pénétrer son esprit, apprécier la hauteur de son àme, juger de son culte pour les vertus les plus mâles et les plus douces dont puisse s'enorgueillir l'humanité.
11 est surtout trois lypes dont s'occupe le poème arthurien. Ce sont : le roi, le chevalier, la femme. Nous allons les étudier successivement.