Voyez plus bas, chap. XI
œuvre éphémère ' et il en reprit plus tard quelques pièces pour s'en servir de nouveau avec quelques modifications. Un solo de soprano, ainsi remanié et transformé, est actuellement peut-être le plus connu de tous les ouvrages du maître : c'est l'air avec violoncelle obligé de la cantate de Pentecôte2 : Mein glaubiges Hei-e, frohlocke, sing, scherçe (Mon cœur fidèle, tressaille d'allégresse, chante et réjouis-toi). Le rythme entraînant, la mélodie pleine de grâce et d'élan, l'harmonie chaude, tout se réunit pour faire de ce morceau l'hymne de joie le plus ravissant qu'on puisse rêver; il est impossible que cette musique jeune et débordante de tendresse ne s'empare pas de tous les cœurs.
Après avoir fait acte de bon parent en allant voir son cousin Jean-Louis à Meiningen, Bach dirigea ses pas vers Dresde, siège du plus brillant opéra italien de l'époque. Ce voyage devait couvrir Bach de gloire et le placer au premier rang parmi les artistes de