‹ Étude sur J.S. Bach, 1685-1750Chapitre 41 sur 69 · BEETHOVEN · texte numérisé non relu

BEETHOVEN

Nous savons déjà que le culte luthérien avait conservé à Leipzig bon nombre de formes catholiques. Toutes les parties chantées de la messe trouvaient même, isolément il est vrai, leur emploi dans la liturgie. Le Kyrie se chantait en musique figurée le premier dimanche de l'Avent et pour l'anniversaire de la réformation, le Gloria à Noël ; le Credo avait sa place à la Trinité et aux jours des apôtres, le Sanctus à toutes les grandes fêtes, Osanna, Benedictus , Asçnus Dei et Doua pacem pouvaient être dits pendant la

communion. Bach a écrit des messes brèves ', composées en général de morceaux empruntés à ses propres cantates; les unes, comme le démontre l'emploi du choral, ne pouvaient être destinées qu'au culte protestant, et non à l'église catholique ; d'autres, au contraire, ont été écrites pour figurer dans la liturgie romaine2. Bach les faisait exécutera Dresde. Il avait des relations d'amitié avec les musiciens de cette ville et il suivait avec intérêt tout ce qui s'y passait dans le monde artistique ; accompagné de son fils aîné, il aimait à y aller entendre l'opéra, ou «les chansonnettes italiennes», comme il disait. Entre autres célébrités, Hasse, plus connu sous le nom de il Sassone, et sa femme, la fameuse Faustina Bordoni, aimaient le sévère organiste de Leipzig, et lui rendaient chez lui les visites qu'il leur avait faites à la capitale. Bach de son coté continuait à étudier la musique italienne qu'il avait appris à apprécier

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