‹ Étude sur J.S. Bach, 1685-1750Chapitre 42 sur 69 · Oeuvres, tome VIII · texte numérisé non relu

Oeuvres, tome VIII

dès ses jeunes années de Weimar, et il faisait souvent chanter à Saint-Thomas des compositions de maîtres italiens. Il avait une estime particulière pour les œuvres de Lotti, et plus d'une fois il s'est inspiré d'un motif emprunté au grand Vénitien.

C'est pour Dresde que Bach écrivit en 1733 le Kyrie et le Gloria de la grande Messe en si mineur ; en dédiant ces pièces à Frédéric-Auguste de Saxe et de Pologne, il désirait obtenir le titre de compositeur de la cour, afin d'avoir un soutien contre ses adversaires. Il reçut son titre quelque temps après, mais sa musique ne fut pas jouée. Néanmoins il acheva la messe en entier et la fit donner à Leipzig, fragments par fragments '.

C'est une œuvre de dimensions colossales, prodigieuse de savoir musical, et du plus haut intérêt comme témoignage de la largeur et de la hauteur d'idées de Bach dans le domaine religieux.

Cette messe n'est ni catholique ni protes-

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