‹ Étude sur l'anurieChapitre 4 sur 14 · DÉFINITION. — DIVISION DU SUJET · texte numérisé non relu

DÉFINITION. — DIVISION DU SUJET

Envisagée dans le sens strict du mot, Vanurie signifie suppression de la sécrétion urinaire ; lu suppression deVéxctétion urinaire^ phénomène tout différent, est désignée sous le nom de rétention d'urine. Cliniquement ces deux expressions ont un sens moins précis, et Ton dit qu’il y a anurie, toutes les fois que la sonde introduite dans la vessie d’un malade qui n’a pas uriné depuis quelques heures ou quelques jours, n’amène pas d’urine. La rétention de ce liquide dans les bassinets et les uretères par suite de Tocclusion de ces conduits rentre donc dans Tétude de la, suppression d urine.

Anurie, suppression d'urine, ischurie, sont des termes synonymes. Les anciens auteurs réservaient le nom d’anurie à la suspension de la sécrétion urinaire indépendante de

tout obstacle à l’excrétion de ce liquide ; ils opposaient l’anurie (anuria, uroschesis, urodialysis) à l’ischurie, c’està-dire à rimpossibilité d’uriner par suite d’obstacle à l’excrétion et cette ischurie pouvait êtrerénaîe, wretéraZe, vésiçale. Pour caractériser les éliminations supplémentaires de l’anurie, ils avaient recours aux termes àeparurie erratique, urorrhoœ metastatica, uroplania errer) (1).

La plupart de ces expressions et de ces distinctions sont aujourd’hui abandonnées.

L’anurie peut être passagère et survenir dans le cours de maladies diverses dont elle n’est qu’un épiphénomène sans importance, étant donnée la gravité de l’affection principale. Elle peut être durable, apparaître chez un individu en pleine santé pu déjà malade et déterminer au bout de quelques jours des accidents plus ou moins redoutables. Il est donc difficile de comprendre dans une même description toutes les variétés d’anurie.

Le plan que nous .avons adopté est le suivant: Après un court chapitre çQnsacré à l’historique, nous abordons l’étude de l’anurie par occlusion des uretères, occlusion calculeuse et occlusion cancéreuse ; nous terminons cette première partie par un résumé général du mécanisme etde la physiologie pathologique des anuriespar occlusion, àcoup sûr les plus importantes. Viennent ensuite deux chapitres consacrés à l’anurie dans les néphrites et les maladies des reins età l’anurie hystérique.Enfinnous pas.sons en revue dans un dernier chapitre la suppression d’urine dans les divers étals pathologiques dont elle n’est qu’un symptôme accessoire, quoique grave en raison des circonstances qui lui donnent naissance. . . .

(1) Naumann. Handbuch der mèdicinisc&ën kliaik, t. Vî, p. '74

et 77. v. , ■

Nous avons cru utile de joindre à notre travail avec nos

observations personnelles ou inédites, le résumé des observations d’anurie par occlusion des uretères et par néphrites qui sont disséminées dans les recueils périodiques français et étrangers. Ces pièces justificatives viennent à l’appui des faits que nous signalons dans le cours de cette étude.

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