‹ Étude sur l'apprentissage a ToulousChapitre 7 sur 27 · Traité de législation industrielle, 1894, p · texte numérisé non relu

Traité de législation industrielle, 1894, p

apprentissage de 3 ans. Trois ans encore retrouvons-nous dans deux contrats de la corporation des chapeliers, l'un de 1694, l'autre de 1699; dans trois contrats ' — ■ pour ne citer toujours que quelques exemples — de la corporation des maçons, le premier de 1698, les de.ux autres de 1699. Bien d'autres contrats nous révèlent ensuite une durée d'apprentissage inférieure à 3 ans. Ainsi, le 3o juin 1&70, Pierre Audol et Noël Pinel, maître boulanger, conviennent de 2 ans; de même dans un contrat du 3 avril 1704, chez les cordonniers, et dans le contrat du 7 mai i6i3 entre Jean Baru, maréchal de Tilh, pour son fils, et Jean Dasque, maître couturier à Toulouse. Un autre acte du 10 août i587, passé entre le fils d'un laboureur de Lombez et un maître coutelier, parle de 2 ans et demi. Deux ans et demi encore dans un contrat du 10 août i685, de la corporation des pâtissiers. Chez les chapeliers, nous trouvons deux contrats de 2 ans, en 1698 et en 1672, et même un autre de 3o mois en 1698. La corporation des maçons nous en fournit un de 2 ans en 1694, et un autre d'un an et demi en 1717. Chez les teinturiers en drap, nous en remarquons un du i5 novembre 1695 qui fixe la durée de l'apprentissage à 3o mois; chez les faiseurs de petits souliers, un autre du 14 octobre 1698 à 2 ans; chez les forgerons, un du 19 janvier 1760 également à 2 ans. Enfin, nous voyons le temps de l'apprentissage s'abaisser à 6 mois dans un contrat de 1675 de la corporation des pâtissiers. Nous trouvons bien aussi chez les couteliers un contrat du 7 janvier 1687 qui ne dépasse pas un an, et un autre chez les gantiers

du a5 juillet i6i5qui ne dépasse pas 6 mois; mais il ne s'agit plus ici de la durée totale, il est question seulement d'un complément de temps « pour continuer son état », parce qu' « il n'a pas toute la connaissance nécessaire de son état ». Dans tous les cas, nous voyons qu'en ce qui concerne Toulouse, la durée de l'apprentissage était souvent inférieure à

4 ans.

Mais très souvent aussi et peut-être même plus souvent elle lui était supérieure. Sept années par exemple, chez les orfèvres, ainsi que nous l'avons déjà remarqué ! , et de plus, « en cas que pandant le cours de leur aprantissage leur maître viendrait à décéder, l'apranlif pourra servir chés un autre maître et accomplir le temps qui sera nécessaire pour le service de sept années à compter celluy qu'il aura employé chés le deffunt maître (xv). » La prescription est donc formelle, et, quoi qu'il arrive, l'apprenti ne la pourra tourner. Semblabiement, avonsnous vu a , les statuts des faiseurs de cordes de luth et ceux des ouvriers en étoffe d'or exigeaient 5 ans. Le contrat d'apprentissage de Gratian Lizet avec Martignac, maître brodeur 3 , du 2ojuillet 1616, convient d'une durée de 6 ans. Quatre contrats de la corporation des marchands ouvriers en soie, l'un du

5 septembre 1668, les autres respectivement du .27 mai 1687, du i5 mars 169g et le dernier de 1780 fixent un apprentissage de 5 ans. Chez les fondeurs et doreurs, un acte du 25 juillet 1704 porte 6 ans.

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