‹ Etude sur l'architecture des jardinsChapitre 8 sur 14 · LOU · texte numérisé non relu

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les promeneurs qui viennent des quartiers différents, il semble naturel de soigner également toutes les parties au lieu de chercher à passer d’une manière insensible des abords soignés de la maison aux parties plus agrestes confinant la campagne. À part ces quelques différences qui découient de conditions spéciales à remplir, les remarques et les règles que nous avons cherché à développer précédemment trouveront leur application dans le parc public comme dans le jardin particulier.

Quel que soit le type de jardin que l’on veut créer, il ne faut marcher dans l'étude de l’ensemble et celle des détails que guidé par un projet qui permette de s’assurer que les déblais et les remblais se font équilibre, que les diverses parties composant l’ensemble se soudent bien les unes aux autres, ce qui exigera souvent de longs tâtonnements et de fréquentes modifications.

« Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, « Polissez-le sans cesse et le repolissez, »

doit-on dire avec Boileau; car ce n’est qu'à ce prix qu'on s’évitera, en exécution, les mécomptes et les fausses manœuvres et qu'on pourra entreprendre les travaux sur un vaste ensemble au lieu de les exécuter successivement et de proche en proche, comme on y est forcé lorsqu'on ne fait que procéder par intuition et sans projet préalablement arrêté au moyen de profils en long et en travers.

Nous ne nous arrêterons pas sur les levers de plan de profils et de calculs des terrasses, études qui sont développées dans de nombreux ouvrages spéciaux et que nous supposons connus des lecteurs. Nousrappellerons seulement que nous devons indiquer sur le plan les divers points remarquables : les ruisseaux, les pièces d’eau, les arbres qui existent sur le terrain mis à notre disposition, et y tracer les diverses lignes de vue que nous croyons devoir ménager ou créer ainsi que les allées à ouvrir.

Le sol sur ces lignes de vues devant former des vallons dont le thalweg offre une courbe légèrement concave, on trace sur le profil en long fait sur cette direction une ligne se rattachant à certains points dont l’altitude est forcée et affectant la courbure qu'on juge nécessaire de donner au fond de la vallée. Gette courbe sera plus ou moins prononcée suivant les nécessités créées par les autres percées qui viennent se raccorder ou traverser celle qu’on étudie. C’est ordinairement le vallon qu'une condition quelconque force à tenir le plus creux, d’une manière absolue, qui indique la profondeur des autres qui se raccordent avec lui et dont le tracé était plus ou moins facultatif. On étudie ensuite les pentes et les rampes des allées de manière à les raccorder avec ces diverses percées tout en satisfaisant aux conditions de courbures, de viabilité et de déclivité que nous avons indiquées précédemment. Ce réseau de profils une fois projeté est relié par une série de profils en travers sur lesquels on reporte les altitudes fournies par les lignes de percées et les routes en leurs points de croisement avec les profils en travers, puis dans chacun de ces derniers on raccorde entre eux les divers points ainsi obtenus, de manière à former Îles concavités des vailées et les reliefs des massifs. Un examen superficiel fait voir si le projet ne s’écarte pas trop du relief naturel du sol, si les Céblais et les remblais se font équilibre : il indique dans quel sens on doit modifier les premiers points de hauteur qu’on avait choisis souvent un peu arbitrairement, et s’il ne faut pas même remanier complétement le projet. Lorsque de tâtionnements en tâtonnements on arrive à peu près à équilibrer les déblais et les remblais, à avoir des mouvements se rapprochant du relief naturel du sol raccordant bien entre elles les divers percées, donnant assez de relief aux parties boisées, permettant des courbes gracieuses pour les allées et les plantations de massifs cachant les croisements et les bifurcations de ces dernières (ce qui

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exige que ces croisements soient rejetés en dehors des lignes de vues), on suivra de plus près le projet dans ses détails de manière à parfaitement équilibrer les terrassements et à donner au sol des mouvement gracieux dans tous les sens. Pour cela il sera souvent prudent de faire une seconde série de profils en travers normaux aux premiers, et sur lesquels on reportera tous les points du projet fournis par les premiers ; on verra ainsi immédiatement si chaque courbe gracieuse dans un profil individuel ne forme pas par rapport aux autres de jarrets, des flaches et des bosses inadmissibles, Comme on a coutume de le faire dans les études de travaux publics, on doit recommander de tracer les profils à égale distance les uns des autres, et de relever dans chacun d'eux les cotes sur des points équidistants et dont l’écartement est le même que celui des profils en travers. En reportant ces cotes sur le plan, on obtient une espèce de damier qui rend très-facile la confection d’un profil dans une direction quelconque. Il suffit en effet de prendre une bande de papier, d'appliquer un de ses bords sur la direction indiquée, de faire une marque au crayon à chaque point où il coupe un profil, d'y inscrire la cote, puis de prendre sur les verticales élevées par chacun de ces points des hauteurs proportionnelles aux cotes indiquées; la réunion de toutes les ordonnées ainsi déterminée donne la coupe du sol sur la direction indiquée. Un mode de représentation graphique employé surtout en topographie militaire est d'un grand secours lorsqu'on est familiarisé avec son emploi : nous voulons parler des courbes * de niveau. On appelle ainsi la ligne formée par l'intersection du sol avec un plan horizontal qui le couperait. Le rivage d’une pièce d'eau est la ligne de niveau correspondant à l'altitude de la surface de l’eau. Si cette altitude s'accroît d'un mètre, l’eau en refluant sur le sol tracera une nouvelle ligne de niveau située à un mètre au-dessus de la première ; un nouveau relèvement d'un mètre donnerait une troisième

Le sol sur ces lignes de vues devant former des vallons dont le thalweg offre une courbe légèrement concave, on trace sur le profil en long fait sur cette direction une ligne se rattachant à certains points dont l'altitude est forcée et affectant la courbure qu'on juge nécessaire de donner au fond de la vallée. Cette courbe sera plus ou moins prononcée suivant les nécessités créées par les autres percées qui viennent se raccorder ou traverser celle qu’on étudie. C’est ordinairement le vallon qu’une condition quelconque force à tenir le plus creux, d’une manière absolue, qui indique la profondeur des autres qui se raccordent avec lui et dont le tracé était plus ou moins facultatif. On étudie ensuite les pentes et les rampes des allées de manière à les raccorder avec ces diverses percées tout en satisfaisant aux conditions de courbures, de viabilité et de déclivité aue nous avons indiquées précédemment. Ce réseau de profils une fois projeté est relié par une série de profils en travers sur lesquels on reporte les altitudes fournies par les lignes de percées et les routes en leurs points de croisement avec les profils en travers, puis dans chacun de ces derniers on raccorde entre eux les divers points ainsi obtenus, de manière à former les concavités des vallées et les reliefs des massifs. Un examen superficiel fait voir si le projet ne s’écarte pas trop du relief naturel du sol, si les céblais et les remblais se font équilibre : il indique dans quel sens on doit modifier les premiers points de hauteur qu’on avait choisis souvent un peu arbitrairement, et s’il ne faut pas même remanier complétement le projet. Lorsque de tâtionnements en tâtonnements on arrive à peu près à équilibrer les déblais et les remblais, à avoir des mouvements se rapprochant du relief naturel du sol raccordant bien entre elles les divers percées, donnant assez de relief aux parties boisées, permettant des courbes gracieuses pour les allées et les plantations de massifs cachant les croisements et les bifurcations de ces dernières (ce qui

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exige que ces croisements soient rejetés en dehors des lignes de vues), on suivra de plus près le projet dans ses détails de manière à parfaitement équilibrer les terrassements et à donner au sol des mouvement gracieux dans tous les sens. Pour cela il sera souvent prudent de faire une seconde série de profils en travers normaux aux premiers, et sur lesquels on reportera tous les points du projet fournis par les premiers ; on verra ainsi immédiatement si chaque courbe gracieuse dans un profil individuel ne forme pas par rapport aux autres de jarrets, des flaches et des bosses inadmissibles, Comme on a coutume de le faire dans les études de travaux publics, on doit recommander de tracer les profils à égale distance les uns des autres, et de relever dans chacun d’eux les cotes sur des points équidistants et dont l’écartement est le même que celui des profils en travers. En reportant ces cotes sur le plan, on obtient une espèce de damier qui rend très-facile la confection d'un profil dans une direction quelconque. Il suffit en effet de prendre une bande de papier, d'appliquer un de ses bords sur la direction indiquée, de faire une marque au crayon à chaque point où il coupe un profil, d'y inscrire la cote, puis de prendre sur les verticales élevées par chacun de ces points des hauteurs proportionnelles aux cotes indiquées; la réunion de toutes les ordonnées ainsi déterminée donne la coupe du sol sur la direction indiquée. Un mode de représentation graphique employé surtout en topographie militaire est d'un grand secours lorsqu'on est familiarisé avec son emploi : nous voulons parler des courbes * de niveau. On appelle ainsi la ligne formée par l'intersection du sol avec un plan horizontal qui le couperait. Le rivage d’une pièce d'eau est la ligne de niveau correspondant à l'altitude de la surface de l’eau. Si cette altitude s’accroit d'un mètre, l’eau en refluant sur le sol tracera une nouvelle ligne de niveau située à un mètre au-dessus de la première; un nouveau relèvement d'un mètre donnerait une troisième

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