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l’inscription qui l’accompagne, elle serait la copie d’un portrait authentique de saint Ambroise :
Effigies saneti hæc tracta est ab imagine vivi Ambrosii, pia, clara, liumilis , venerandaque cunctis.
Ergo genuflexo dicas : O maxime Doctoi',
Aime Patrone, Deum pro nobis jugiter ora.
La simplicité du costume, qui est celui des premiers siècles de l’Eglise, et le type franchement romain de la figure permettent d’accorder assez de confiance à ce témoignage. Le bas-relief aurait alors un très-grand prix; et ce serait à bon escient que, plein d’enthousiasme religieux et poétique, Pétrarque aurait écrit : « Que je suis heureux de contempler son image (celle de saint Ambroise) haut placée sur le mur, et que la renommée dit parfaitement ressemblante à l’original . Je la rois comme si elle vivait, comme si elle respirait. Combien elle est imposante ! Quelle majesté sur le front ! Quelle douceur dans les yeux! Il ne lui manque que la parole pour qu’ Ambroise soit vivant devant nous. . . « Quoique la sculpture ne soit pas mauvaise, elle est loin cependant de mériter un tel éloge.
Restes de la basilique primitive. — Anciens pavés. — Une découverte fort importante, faite tout récemment lors de la réfection du pavé ’, est celle des fondations de la basilique primitive, érigée par saint Ambroise. On a retrouvé deux files de colonnes dans les alignements des piliers; et comme, malgré toutes les recherches, on n’a pu mettre au jour aucune fondation appartenant à des murailles d’enceinte, il faut en conclure que les murs actuels sont bâtis sur les anciens. Les nefs de l'église lombarde couvrent donc exactement celles de la basilique du quatrième siècle.
Il y avait de chaque côté, entre les piliers extrêmes de l’édifice, treize colonnes et quatorze entre-colonnements. On n’aretrouvé, bien entendu, que ceux des fondements, situés en dehors des piliers du moyen âge, mais les espacements ainsi obtenus ont permis de compléter la série des colonnes.
Les anciennes fondations consistent en piles carrées de 1“,15 à 1”,25 de côté,
1 Ce travail, commencé au printemps de 1869, n’est pas encore entièrement achevé au moment où j’écris ces lignes. Afin de mettre à profit et de faire connaître les renseignements qu’il pourrait fournir, j’ai dù retarder la publication de la troisième série de livraisons. La réfection du pavé était, d’ailleurs, le dernier ouvrage qui restât à exécuter ; et la basilique ambroisienne a maintenant livré tous les secrets qu’elle était susceptible de révéler.
SAiNT-AMBROISE DE MILAN — BASILIQUE PRIMITIVE
enfoncés à 2”, 50 environ sous le psvé actuel, jusqu’à la profondeur où l’on rencontre l’eau. La partie inférieure de ces piles, sur 1"',15 d’élévation, se compose d’une maçonnerie grossière, formée de galets et de morceaux de brique liés par un mortier très-dur: il est probable que, pour l’exécuter, on la répandit par couches successives dans la forme à peu près cubique qui la contient. Ce premier socle en porle un autre d’environ 0"',80 de bailleur, construit avec de grandes briques soigneusement appareillées1. Les bases des colonnes reposaient immédiatement sur cette deuxième assise de fondation. L’une d’elles, trouvée en place contre le petit pilier auquel s’appuie la chaire®, présente la même forme et les mêmes dimensions que les bases découvertes à l’entrée delà tribune. (Voy. pi. XLV aux lettres SS de la coupe.) Elle s’ajusterait bien aux fûts de colonnes portés par ces derniers, ainsi qu’à d’autres colonnes dont quelques fragments étaient épars sous le pavé. Tous ces débris proviennent donc de la basilique primitive.
La base trouvée près de la chaire a le dessous de sa plinthe exactement au même niveau que le pavé P. (Voy. pj. XLV.) Nous savions déjà, par l’examen des tombes enfouies sous l’autel, que les sépulcres A eL B n’ayant pas été dérangés, l’autel et les colonnes du baldaquin devaient avoir toujours occupé, à peu de chose près, leur emplacement actuel. Maintenant, nous savons en outre que ces colonnes, encore appuyées sur le pavé primitif, n’ont jamais été remontées; et cela suffit à prouver que, depuis l’époque de saint Ambroise, elles sont demeurées immobiles, car on ne les eût déplacées que pour les relever.
Les fouilles pratiquées en janvier 1864 n’avaient montré que les sarcophages enterrés sous l’autel, les bases de deux colonnes en porphyre et quelques restes de pavés attenant à ces parties. D’autres fouilles plus étendues, faites en mars 1867, ont conduit à découvrir, aux environs de l’autel, les débris de plusieurs pavés situés à différentes hauteurs3. (Voy. pi. XLV.)
Nous venons de faire voir que le pavé P, mis à nu sur une étendue considérable, formait le sol de l’édifice bâti par saint Ambroise. Ce pavé portait le pied d’un petit
1 Parmi ces briques, dont l'épaisseur est de 0“,06; les unes ont 0ra,43 de longueur sur 0ra,18 de largeur, et les autres 0,n,21) de longueur sur 0m,15 de largeur. Elles offrent, conformément à l’ancienne coutume, le creux, imprimé dans l’argile molle avec les doigts, qui servait ensuite à les saisir pour les transporter. Ces détails, ainsi que tous les renseignements relatifs aux fondations de la basilique primitive, m’ont été fournis par M. G. Landriani, qui les a scrupuleusement notés au furet à mesure des découvertes.
2 Un trou ménagé dans le pavé laisse voir cette ancienne base.
5 Ces pavés sont désignés par les lettres M, N, P, Q, R, sur le plan et la coupe de la planche 45. Nous donnons ci-dessoul’analyse de leurs mortiers, faite au laboratoire de l'École des ponts et chaussées par MM. les ingénieurs Mangon et L. Du-
i 24 ARCHITECTURE LOMBARDE
mur, lequel, dessinant une enceinte à quelque distance autour de l’autel, devait être , la balustrade du presbytère.
Les pavés M et N, situés au-dessous de P, appartiennent nécessairement à des constructions plus anciennes que la basilique primitive, tandis que les pavés Q et R marquent des relèvements postérieurs. Le pavé R, remarquable par son dallage en marbres de deux couleurs, témoigne sans doute d’un agrandissement et d’un exhaussement simultanés du presbytère; car on observe, par la position du fragment Ra, que ce pavé s’étendait au delà de l’enceinte limitée par l’ancienne balustrade. 11 est d’ailleurs peu vraisemblable qu’il se soit prolongé à toute la surface de la basilique, maigré la concordance approximative de son niveau avec la ligneW qui marque le dessous du socle d’un gros pilier. Nous verrons, en effet, que l’ancien pavé de l’église lombarde, auquel appartient la ligne VV, paraît contemporain de la construction de celle église et, par suite, postérieur au pavé R. Quant au pavéQ, découvert à droite, le long du parapet du presbytère, ou ne peut guère deviner sa raison d’être. 11 faut prendre garde seulement que s’il coïncide en hauteur avec le débris de dallage trouvé derrière les anciens tombeaux A et B, cette coïncidence est probablement fortuite; car, le dallage susdit, recouvrant le petit trou carré qui contenait les témoignages du martyre souffert par saint Gervais et saint Protais, appartient sans doute au gradin de l’autel, dans l’état primitif de la basilique.
Tous les restes de pavés précédemment décrits sont certainement antérieurs à la construction de l’église lombarde, puisque les quatre derniers piliers de celle-ci, posés aux niveaux aa, 5(3, sont assis à une hauteur notablement plus grande. Leurs anciennes bases, demeurées intactes, reposent sur une plate-forme qui s’élève précisément jusqu’au sommet du sarcophage supérieur, et dont la construction ne peut avoir été motivée que par l’installation de cette tombe1; d’où l’on tire une conséquence très-im-
rand-Claye. Le pavé R, découvert en plusieurs endroits, est représenté par trois échantillons dont les provenances sont indi—
quées par des chiffres placés en exposants.
Pavé M.
Pavé N.
Pavé P.
Pavé Q.
Pavé R.
Résida insoluble dans les acides .
Alumine et peroxyde de fer .
Acide sulfurique .
Acide carbonique, eau et produits non dosés.
C’était déjà l’opinion de Purioelli.
portante pour l’histoire de la basilique; car, de ce que les quatre derniers piliers de la nef principale sont fondés sur le dessus de la plate-forme, il résulte que la construction de ces piliers ne saurait être antérieure à la seconde déposition des reliques, faite par Angilbert dans la tombe environnée de murailles.
Nous avons vu que cet archevêque prit, en 824, la direction du diocèse de Milan, et que, en 835, il venait d’ériger l’autel de saint Ambroise. La levée des reliques et l’exhaussement du presbytère ont eu lieu nécessairement dans l’intervalle de onze années compris entre ces deux événements; et comme il résulte du caractère de l'architecture que la construction dos nefs fut entreprise à partir du chevet, on voit qu’elle date tout au plus de la période susdite. Telle est l’importante conclusion que l’étude des tombes et de l’autel, pleinement éclaircie par les fouilles de 1864 et 1867, permet de formuler en toute sécurité.
Nous pouvons maintenant resserrer les limites de temps entre lesquelles des considérations moins rigoureuses, précédemment exposées (voy. p. 73), nous avaient conduit à placer la construction du corps principal de la basilique ambroisienne. Terminé avant l’avénement de l’archevêque Anspert, en 868, l’édifice, composé des nefs et du narthex, n’a pas été commencé avant les environs de l’année 850. Il appartient donc au milieu du neuvième siècle.
Il résulte aussi des faits que nous venons de mettre eji lumière que les constructions du chevet sont antérieures à l’épiscopat d’ Angilbert, car les bases des colonnes engagées, trouvées à l’entrée de la tribune et dont le pied marque le niveau de l’ancien pavé dans celle partie de l’édifice, sont enfoncées à 0m,46 plus bas que la plate-forme du presbytère. D’autres observations nous avaient déjà conduit à considérer le chevet comme un ouvrage distinct des nefs, pouvant être d’un siècle plus ancien. Sans doute, l’exhaussement du presbytère conduisit à relever aussi le sol de la tribune jusqu’à une hauteur au moins égale; et ce niveau subsisterait encore sans l’établissement de la crypte, qui reporta beaucoup plus haut le pavé du fond de l’église.
La plate-forme d’Angilbert s’est à peu près conservée dans son état primitif. On se contenta de la dresser horizontalement en faisant disparaître le gradin ou la pente qui devait exister autrefois, si l’on en juge par les hauteurs différentes des lignes as et (3(3. Le dallage en marbre et les gradins d’accès (ces derniers marqués sur les plans des pi. XXVII et XLV) sont des ouvrages du siècle passé1.
* Le (tallage et les gradins viennent d’être détruits. On a baissé la plate-forme autour de l’autel, de manière à réduire à la auteur d’une marche sa saillie au-dessus du nouveau pavé de l’église. Les colonnes du ciborium se trouvent ainsi dégagées.
ARCHITECTURE LO M B A R D E
Pour terminer ce qui concerne les pavés, il reste à nous occuper de ceux des nefs. Nous avons déjà vu que, dans l’église bâtie par saint Ambroise, le niveau du sol était le même pour l’église et le presbytère. Ce pavé primitif se trouvait à (T, 55 en contrebas du pavéactuel. 11 paraît avoir subsisté sans modilication (sauf, comme nous l’avons dit, dans l’étendue du presbytère) jusqu’à la reconstruction de l’église, au neuvième siècle. Le pavé désigné sur les. planches XXVI et XXXIV parle titre de : ancien pavé des nefs, appartient certainement à cette dernière époque, car on vient de reconnaître qu’il se prolonge sous les bases des piliers, entre le socle et la fondation. Cet ancien dallage se composait de morceaux de pierre ou de marbre de provenances et de formes diverses : il y en avait do sculptés; beaucoup étaient des dalles funéraires. La surface était aussi mal dressée que grossièrement construite, si bien que le nivellement de l’assiette des piliers constate des variations de hauteur atteignant jusqu’à 0'",‘28. Ceci explique les différences de position assignées sur les planches XXVI et XXXIV à l 'ancien pavé des nefs par rapport au pavé actuel. Une première mesure (pl.XXVI) avait donné 0m,25 pour l’intervalle des deux pavés. Une seconde (pl. XXXIV) donna 0n’,55. Le même intervalle, mesuré au pied du gros pilier qu’on voit sur la coupe XY de la planche XLV, est seulement de 0m,22. Dans les nefs, les il îcgulaiites du sol étaient devenues tellement prononcées que, lors des grandes solennités, un plancher provisoire aplanissait le sol sous les pieds de la foule1.
Cette ane si bosselee, si delabree, fut, en 181o, remplacée par le pavé auquel nous avons donné le nom de pavé actuel ; mais déjà cette dénomination est devenue fausse, car le dallage de 1813 n’existe plus. On vient de le faire disparaître pour dégager le pied des piliers et restituer à l’édifice ses véritables proportions : seulement, comme l’ancien pavé du neuvième siècle qu’il s’agissait de rétablir était fort mal nivelé, il a fallu se régler sur sa hauteur moyenne, ce qui a conduit à enterrer ou à déchausser plus ou moins les bases de la plupart des piliers. Ce nouveau dallage de 1809 est inférieur de 0,",22 au pavé dit actuel, en sorte qu’il se trouve coïncider avec le niveau VV de l’ancien pavé des nefs au pied du gros pilier représenté sur la coupe XY de la planche XLV.
Chapelle de Saint-Satyre/. — Saint Ambroise, ayant perdu en 579 son frère saint
1 Fcrrario, Mon. (US. Ambr., p. 48, en note.
* Renseignement fourni par un témoin oculaire, âgé de 90 ans.
3 Pour tous les renseignements relatifs à cette chapelle et aux reliques quelle contient, consulter l'intéressant mémoiic
SAINT-AMBROISE DE MILAN — CHAPELLE DE SAINT SATYRE 127 Satyre, déposa le corps de ce frère tendrement aimé à côté des restes de saint Victor martyr, dans l’antique basilique de Fausta. Cette église, fondée dès le commencement du second siècle, était l’une des trois plus anciennes de Milan. Lorsque, ensuite, saint Ambroise érigea la basilique qui porte son nom, destinée à recevoir sa propre sépulture, il la fit bâtir contre celle de Fausta, afin sans doute de reposer près de son frère et de saint Victor. Nous avons déjà vu que la grande mosaïque de la basilique ambroisienne exprimé très-clairemenl, quoique d’une façon assez grossière, ce voisinage des deux églises.
La basilique de Fausta, qui reçut plus tard le nom de Saint-Victor au ciel d’oc et prit enfin celui de Saint-Satyre, est loin d’avoir gardé ses dispositions primitives. Elle avait autrefois, comme on l’a reconnu par des fouilles récentes, la forme d’une basilique à trois nefs, dont les dimensions restreintes convenaient bien au petit nombre de chrétiens qui pouvaient la fréquenter à l’époque si reculée de sa fondation. Maintenant les parties conservées sc réduisent à l'abside et à la dernière travée de la nef principale, formant ensemble le fond d’une chapelle annexée à la basilique ambroisienne et située à la hauteur du chevet, du côté droit. Au-dessous se trouve une crypte où l’on voit un antique sarcophage chrétien contenant les reliques de saint Victor et de saint Satyre. Cette crypte fut installée après coup sur le pavé du monument primitif, car son dallage est à peu près au même niveau que le pavé du quatrième siècle, récemment découvert dans l’église de Saint-Ambroise.
La chapelle de Saint-Satyre, pleine d’intérêt pour l’histoire de l’art, doit ce mérite à l’ancienne coupole qui couvre la dernière travée, devant l’abside. Sous le rapport de la construction, cette voûte hémisphérique offre deux curieuses particularités. Premièrement, elle est composée, comme la voûte du baptistère de Saint-Jean à Ravenne, de tubes creux enroules en spirale. En second lieu, on n'y observe aucune espèce de pendentifs, la calotte sphérique s’arrêtant court à des surfaces horizontales qui forment 'le plafond dans les angles du carré Il est surprenant de trouver réunies ces deux dispositions, dont la première témoigne d’un art avancé, tandis que la seconde révèle une grande inexpérience. Évidemment, on savait très-bien construire la voûte sphérique, mais pas encore la coupole sur pendentifs; et cette observation conduit à
public par M. l’abbé Biraghi, docteur de la bibliothèque Ambroisienne, Sui corpi dei SS. Vittore, M. e Satiro, C. e sulla liasilica di Fausta. Milano 1861.
■ Dos poutres en bois remplaçaient les pendentifs à titre de supports. En restaurant la chapelle, on leur substitua des dalles en pierre. Le sjstème d’appui de cette coupole milanaise est donc le même que celui des anciennes coupoles orientales. (Vov. dans la première, partie du teste, la note delà page 02.) C’est l’enfance de l’art.
A II C II l T E G T U R E LOMBARDE
fixer au cinquième siècle la date du monument, en sorte que, à cette époque, la primitive basilique de Fausta eût été reconstruite.
Cette date résulte encore plus clairement du caractère des mosaïques très-remarquables qui tapissent la voûte hémisphérique et les deux parois latérales aboutissant à l’abside. Au sommet de la calotte, sur un vaste lond d’or, apparaît le buste de saint Victor, entouré d’une auréole de feuillages. Immédiatement au-dessous, sur la paroi de droite, on voit, séparées par deux fenêtres, les figurés entières de saint Nabor, saint Materne et saint Félix, et sur la paroi de gauche, symétriquement disposées, les figures de saint Protais, saint Ambroise et saint Gervais. D’autres mosaïques, moins anciennes, et qui ont subi des restaurations considérables, occupent le dessous des encorbellements de la voûte et les tympans des arcs doubleaux. Les personnages, désignés par leurs noms écrits en toutes lettres, portent tous la barbe, excepté saint Gervais, martyrisé très-jeune. Le J à deux barres se trouve au bord du manteau, sur les ligures des quatre martyrs groupés deux par deux autour des évêques saint Materne et saint Ambroise. Signalons aussi, comme signes d’antiquité, l’absence de nimbe, la simplicité du costume qui ne diffère pas du vêtement civil ordinaire des personnages romains, la vigueur de la prestance et la physionomie romaine des visages.
Ce qu’il faut surtout observer, à propos de la coupole de Saint-Satyre, c’est l’usage, à une époque très-reculée, d’une voûte de cette espèce dans une basilique latine’. Faut-il voir dans cette singularité le germe de dispositions originales qui, se développant peu à peu, principalement à Milan et dans la Lombardie, auraient fini par amener l’usage de la coupole lombarde? Nous n’oserions ni l’affirmer, ni le nier; car si, d’un côté, la petite coupole de Saint-Satyre peut être considérée comme un simple prétexte à mosaïques décoratives au-dessus d’un sanctuaire vénéré, et, par suite, comme un ouvrage exceptionnel, dépourvu de portée ; d’autre part, l’église lombarde de Saint- Ambroise, rebâtie à côté de Saint-Satyre, avec les formes générales d’une basilique latine, possédait dès le principe une coupole pareillement située, et qui n’était pas davantage motivée par les dispositions du|plan. Cette ressemblance, qu’on pourrait ne pas trouver fortuite, mérite assurément d’être remarquée.
1 M. Glericetli signale cetle innovation comme importante pour la' transformation de l'architecture des basiliques. Ricerche sull ’ archüettura religiosa inLombardia. Milano, 1802. — M. Odorici insiste sur la même observation. V architetlira dell' Italia settentrionale durante il media ævo. Milano, 1867.