ORDINO REX ISTOS SUPER OMNIA REGNA MAGISTROS
ne reproduise ni l’état ancien ni le nouveau. Je répondrai à cette observation que, libre de restaurer à ma façon sur le papier, j’ai cru bien faire de rendre aux fenêtres leur disposition primitive qui n’était pas douteuse, et de maintenir le statu-quo pour les sculptures, afin de n'avoir point à les compléter arbitrairement. Et, je me permettrai d’ajouter qu’il eut été préférable, à mon sens, de garder la même réserve pour le monument lui-même, ou du moins de ne refaire de sculptures qu’à la condition de rendre impossible toute confusion entre les anciens ornements et les nouveaux. Cette critique est du reste la seule qu’on puisse adresser à la restauration de Saint-Michel, si remarquablement conduite à tous autres égards; et j’aurais mauvaise grâce à y insister, car mes gravures ont pris un certain intérêt depuis qu’on a rajeuni l’église. Elles sont aujourd’hui, avec la description de Mil. Sacchi et quelques photographies, les seuls documents qui donnent sur les anciennes sculptures des renseignements authentiques.
1 La même figure d’ange se retrouve encore au tympan de la seule porte conservée de la vieille cathédrale de Pavie.
On a voulu, mais sans motif suffisant, à notre avis, reconnaître dans ces paroles une intention politique.
Au milieu du linteau de la porte du nord se trouve, dans un cadre rond, le buste de Jésus-Christ tenant un livre d’une main et de l’autre paraissant bénir. Deux anges, aux ailes déployées, soutiennent le cadre, qu’on pourrait prendre pour une auréole s’il n’était pas répété, aux deux extrémités du linteau, autour des bustes de deux évêques. L’inscription qui se lit en haut du bandeau nous apprend que ces figures d’évêque représentent saint Nicolas et saint Ennodius. Entre leurs noms se trouvent, avec quelques abréviations, les paroles suivantes, que l’artiste fait prononcer au Sauveur :