‹ Étude sur l'Aréopage athénienChapitre 16 sur 20 · XI · texte numérisé non relu

XI

(2) Périclès , 10. — Pausan., 1, 29. 15.

(3) Meurtre d' H érode, § 68, p. 61.

(4) Philochore, cité par Photius, Lexique, p. 674, éd. Porson. — Cf. Cic., Lois, III, 20.

contrôlaient les magistrats, et, après l’expiration de leur charge, entraient à l’Aréopage, comme les archontes. De nouvelles garanties furent prises contre la légèreté du peuple, dans le vote des lois, par la création des Nomolhètes (l >, tribunal de mille membres, élus pspmi les Héliastes, pour prononcer, comme juge, après enquête et débats contradictoires contre la loi ancienne, en faveur de la nouvelle. Schœmann et Plattner < 2 >, sur l’autorité de Démosthène 1 2 (3) 4 , attribuent à Solon l’institution des Nomolhètes ; mais ils ne réfléchissent pas que l’affirmation de l’orateur est contredite par la loi même qu’il cite, comme réglant la compétence du tribunal. Elle porte la trace d’une époque postérieure, non-seulement, comme Schœmann W le reconnaît lui-même, dans son style et dans sa rédaction, mais encore dans ses dispositions. Ainsi elles font mention des dix Prytanies, dans lesquelles l’année est divisée, des dix héros éponymes, etc., institutions postérieures à Solon, puisqu’elles sont attribuées à Clisthène. Enfin, dans le cas où, malgré tant de précautions, on aurait réussi à surprendre par des mesures illégales la bonne foi du peuple et du Sénat, il y avait, comme dernière ressource, la poursuite pour illégalité.

(1) Voir, sur les attributions des N oraophy laques et des Nomothètes, PpRqoT, p. 100, 101, 169-173, 158-164.

(2) Process. u. Klagen , II, 3, 3, p. 33.

(3) Contre Leptine , p. 438, § 93. — Contre Tim., p. 9, § 20-24.

(4) De Comitiis , vii, p. 268. Illorum quidem fragmentorum , quae in Timocratea exstant , recentiorern Solonis œtate formam atque orationem apertum est.

Périclès était donc loin, en abaissant l’Aréopage, de donner toute licence à la démocratie. Mais on a jugé son œuvre sur ce qui suivit, plutôt qu’en elle-même. On ne songea pas qu’elle ne fut qu’un épisode dans le débordement delà démocratie, qu’elle n’en futpasla cause. L’élan était donné depuis les guerres Médiques, et le torrent populaire devait emporter successivement toutes ses digues. « L’Aréopage, dit Aristote ( '), fut abaissé par Éplxialte et Périclès; celui-ci établit les tribunaux rétribués. C’est dans ce sens que marcha en avant chaque démagogue, poussant l’État à la démocratie d’aujourd’hui. Ce n’était pas là l'intention de Solon : ce fut la force des choses qui y amena. Le peuple, auteur des victoires navales dans les guerres Médiques, s’enorgueillit et prit des chefs mauvais, par antagonisme contre le parti modéré.* Solon me paraissait avoir donné au peuple tout ce qu’il lui fallait de puissance, l’élection et le contrôle des magistrats; car, privé de ces droits, le peuple est esclave et ennemi de ses maîtres. »

(1) Polit., Il, 9, 3.

l’aréopage depuis périclès jusqu’à la réduction

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