‹ Étude sur l'Arnica montanaChapitre 2 sur 11 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

D’après Mattioli, l’Arnica Montana serait l’akioux des Grecs, mais il est probable que cette plante était inconnue des anciens Grecs; en effet, les flores de Sibthorp et de Heldriech n’en font point mention. Les origines de l’Arnica seraient Allemandes et remonteraient à la fin du XVI" siècle. D’après Tabernœæœmontanus, les habitants des provinces dela Baltique s’en servaient contre les coups et blessures. À Dantzick surtout, on l’employait comme sudorifique.

Conrad Gesner, qui fut un des premiers à parler de cette

MOTS plante, la nommait Plarmica, à cause de sa propriété sternutatoire, d’où on a fait ArnicCa.

Les propriétés médicinales de l’Arnica sont connues depuis longtemps, surtout des montagnards de l'Europe. On lui donne différents noms: Tabac des Savoyards, Tabac des Vosges, Herbe aux chules, Herbe aux précheurs, Souci des Alpes. En Allemagne, on l'appelle communément Herbe qui chasse le sang. Il a joui et jouit encore d’une très-grande faveur auprès du peuple, malgré les nombreux abus dont il a été la source.

Connu des anciens botanistes, il paraît n’être entré dans la matière médicale que vers 1712. Il fut surtout préconisé par Jean Michel Fehr de Scheonfurth. Buchner, en 1798, publia un exemple d’uneguérison derhumatisme obtenue par l'effet de l’Arnica.

J. Colin de Vienne, en 1779, vanta ses propriétés fébrifuges et le mit même au rang du quinquina. Stoll lui a donné le nom de Quinquina des pauvres.

Enfin, W. Bastick, en 1851, le premier, a extrait de l’Arnica, par un traitement convenable dont je parlerai dans la suite, unalcaloïde particulier auquel il a donné le nom d’Arnicme. De nos jours, l’Arnica est encore souvent employé à l’état d’infusion, de teinture et d’alcoolature; on ne se sert que de la fleur; quant à la racine et aux feuilles, elles sont inusitées.

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