INTRODUCTION XIX
laquelle elles se débattent. Si elles sont pauvres, cest seulement parce qu'en fait, les hommes ne naissent pas égaux en fortune et qu'il y a toujours eu, de même qu'il y aura toujours, des pauvres el des riches.
De nos Jours, on a beaucoup dit, beaucoup éerit et beaucoup fait pour essaver d'établir entre les hommes une égalité absolue. Quoi qu'on dise, on n'y parviendra jamais.
On peut cependant v tendre le plus possible. Or, une des plus importantes conquêtes de l'égalité est assurément l'égalité devant la loi. Et nous ne parlons pas iet d'une égalité de droit, plus ou moins théorique et nuageuse, gravée seulement sur les monuments publies et inscrite au frontispice des constitutions, mais bien d'une égalité réelle, d'une égalité de fait.
Riches ou pauvres, tous sont également obligés d'obéir à la loi. I faut que tous puissent également revendiquer sa protection.
Est-il besoin d'ajouter que la loi n'est réellement égale pour tous que le jour où tous les eitoyens d'un pays, quels que soient leur fortune et leurs moyens d'existence, peuvent crier justice et obtenir réparation?
Rapprocher la justice de ceux pour lesquels elle est d'un accès si difficile, c'est, suivant la parole de M. Aylies, faire une œuvre d'humanité et de justice distributive, Cette belle œuvre a tenté le