‹ Étude sur l'assistance judiciaire en matière civileChapitre 18 sur 63 · DROIT CANONIQUE · texte numérisé non relu

DROIT CANONIQUE

dre, bien qu'il n'y füt pas sollicité; aussi l'appelle-t-on communément l'avocat des pauvres. « Pro pauperibus, « viduis, orphanis cœterisque miserabilibus personis gra- « ts postulabat, et ipsorum causam fovebat et ad eam « defensionem se offerebat, etiam non rogatus: unde pau- « perum et miserabilium personarum advocatus commu- « niter vocatur. »

Avant d'accepter une de ces causes, Saint Yves s’assu-.

rait qu'elle était juste, même au moyen d’une affirmation faite par le client sous la foi du serment (1).

Nous ne saurions mieux terminer cette section, pensonsnous, qu'en empruntant les lignes suivantes au savant rapporteur de la loi sur l’assistance judiciaire, M. de Vatimesnil :

«Chez les nations où le christianisme éclaire la raison « et échaulffe le cœur, on est sûr que la charité évangélique « a étudié tous les genres d’infortune et trouvé le moyen « de venir en aide à toute souffrance qui est susceptible « d’être guérie ou apaisée. Cette charité est trop clair- « voyante pour qu'aucune misère lai échappe, trop ingé- « nieuse pour ne pas découvrirun remède qui s'y appli- « que, s'il yenaun possible, trop dévouée pour reculer « devant les sacrifices nécessaires à l'accomplissement « d’une telle œuvre. »

(1) Acta Sanctorum quotquot toto orbe coluntur, vel a catholicis seriptoribus celebrantur, ex latinis et græcis aliarumque gentium antiquis monumentis collecta, digesta, illustrata a Godefrido Henschenio et Daniele Papebrochio, e Societate Jesu, editio novissima, curante Joanne Carnandet, maii tomus quartus, quo continentur dies 17, 18 et 19, operam et studium conferentibus Francisco Baertio et Conrado Janningo ejusdem Societatis. Parisiiss et Romæ, apud Victorem Palmé, bibliopolam, 1866, p. 540 et suiv. — Revue catholique des Institutions el du Droit, septembre 1901 : Saint Yves, par Charles Jacquier, p.196,

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