‹ Étude sur l'assistance judiciaire en matière civileChapitre 3 sur 63 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Cette simplicité de formes n’exeluait pas, d'ailleurs, une merveilleuse sagesse, une admirable connaissance du cœur humain, en même temps qu'un sens profond de l'équité.

L'histoire a conservé précieusement le souvenir du jugement fameux, rendu par le roi Salomon. Cette sentence est trop connue pour qu'il soit nécessaire.de rappeler les faits, même en raccourei. Qu'il nous suffise de dire qu'on chercherait vainement, pour nos juges modernes, un modèle plus parfait.

Plus près de nous, ne sait-on pas comment ag'issait saint Louis, ce souverain idéal dont la popularité a survécu à toutes les vicissitutudes de l'opinion ?

Son fidèle ami, Joinville, nous rapporte « qu'en « été, il allait s'asseoir au bois de Vincennes, après « sa Messe, s’accotait à un chêne et nous faisait « asseoir autour de lui. Et tous ceux qui avaient « affaire venaient Iui parler, sans empêchement « d'huissier ni d'autres. »

Cette admissibilité de tous à la justice, saint Louis l’a admirablement résumée dans ses dernières paroles à son fils : « Fais droicture et justice à « chacun, tant au pauvre comme au riche. »

« wir ejus quando sederit cum senatoribus (Prov,, XXXI, 23). Non « confundetur cum loquetur inimicis suis in porta (Ps, CXXVI). » Orateurs sacrés, Lejeune, 761.)

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