‹ Étude sur l'assistance judiciaire en matière civileChapitre 9 sur 63 · INTRODUCTION XVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XVII

trouve «des hommes généreux qui, par humanité « où par cet intérêt qu'exite le bon droit », consentent à venir à son secours. Et à cause d’une misérable question d'argent, elle ne vérra pas, le plus souvent, réparer le préjudice matériel et moral qu'elle souffre. Est-ce juste?

C'est un père de famille âgé et infirme. Il ne peut plus travailler, et le travail était son unique ressource. [Il est dans le besoin. Il fait.appel à ses enfants, à ceux auxquels 1l a donné le jour, et il leur demande de ne pas le laisser mourir de faim. Ce qu'il sollicite de leur piété filiale, c’est seulement un morceau de pain. Mais ces enfants restent sourds aux supplications de leur père. Il y a bien une loi qui oblige les enfants à fournir des aliments à leurs père et mère qui sont dans le besoin. Mais le père n'a pas les ressources suffisantes pour mettre la justice en mouvement, et la loi restera sans sanction. Est-ce équitable?

On le voit, il n'est pas seulement question de charité : c'est de justice qu'il s'agit.

Dans notre société contemporaine, les pauvres constituent une classe qui est malheureusement très nombreuse. |

Les uns, accablés d'infirmités, ne peuvent pas travailler, et ils en sont réduits à demander à la charité publique ou privée l'’aumône qui leur est indispensable pour vivre.

Les autres nerapportent à leur foyer désoléqu'un

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