‹ Étude sur l'emploi de l'Hydrastis canadensisChapitre 6 sur 17 · FF · texte numérisé non relu

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tement impuissante. Cet eflet ne se produit, du reste, qu'à la longue et parfois manque tout à fait; la dimition de la tumeur a lieu quelquefois.

: Tous ces résultats sont dus au spasme des vaisseaux utérins, anémie par l'hydrastis. Ce médicament, contrairement à l'ergot de seigle, n'agit guère sur les parois musculaires de l'utérus. Schatz avait constaté la même chose. Cet auteur a nettement affirmé l'utilité de l'hydrastis dans le cas de fibromyomes utérins. Mendes de Léon, privat docent à la Faculté d'Amsterdam, n'ose pas se prononcer sur l'efficacité de l'hydrastis, quand il s'agit de corps fibreux de l'utérus, parce qu'il n’a pu expérimenter l'action de ce, médicament que dans deux cas de fibro-myomes de la matrice.

Schiwopiszew a eu deux insuccès dans deux cas de cette affection, bien qu'il ait administré l’hydrastis à dose assez élevée. ki

Torgler, dans un travail consacré principalement à l'action de l’hydrastis sur la détermination du travail, rappelle, d’une façon incidente, qu’il a retiré de très bons effets de l'administration de ce médicament dans les cas de corps fibreux de l'utérus. Fellner trouve que l’hydrastis canadensis agit remarquablement sur le corps fibreux. Il y a atténuation rapide de tous les phénomènes morbides symptomatiques, et, dans beaucoup de cas, diminution de la tumeur ; il appuie, du reste, ses affirmations sur un nombre assez considérable d'observations qui, toutes, en réalité, témoignent des bons effets de l'hydrastis. M. le docteur

LR: pes

Leblond, et M. Pozri, professeur agrègé de la Faculté de médecine de Paris, chirurgien des hôpitaux, se sont bien trouvés aussi de l'hydrastis dans les cas de corps fibreux de l'utérus. (Voir thèse de Cabanès, Paris, 1880).

D'autre part, dans un travail encore inédit sur les divers traitements chirurgicaux et palliatifs du corps fibreux, M. de Tornéry s'exprime de la façon suivante : « L'hydrastis canadensis, sous forme d'extrait fluide, à la dose de 20 gouttes, 4 fois par jour, est un palliatif utile dans les cas de corps fibreux. Chez beaucoup de : malades, il diminue rapidement les symptômes les plus dangereux, produits par les hytéro-myomes, principalement les hémorrhagies ; mais, comme l'avait déjà vu Schatz, ce résultat se fait parfois longtemps attendre, où même manque tout à fait. Quant à la diminution de volume de la tumeur, c'est une autre affaire, et, dans 10 cas observés par nous, nous n'avons vu cette modification de la tumeur ne se produire qu'une fois. Cependant Fellner a été plus heureux, et il signale le rapetissement du méoplasme comme une chose fréquente.

Les résultats contradictoires s'expliquent probablement par la résistance si variable qu’offrent les fib-omyomes de l'utérus aux différents traitements palliatifs. Plusieurs des malades que nous avons vus étaient atteints de corps fibreux sous-péritonéaux (quatre sur dix). Or, cette variété d’hystéro-myomes parait tout particulièrement rebelle aux agents thérapeutiques. Quoi qu'il en soit, pour nous, l'hydrastis ne nous paraît pas pouvoir remplacer l'électricité, ni les injections intra-utérines d'eau chaude prolongées pendant un

temps suffisant, ni, à plus forte raison, l'intervention sanglante quand les deux méthodes précédentes échouent. Les résultats obtenus par l'administration de ce médicament paraissent temporaires à moins qu'on n'en continue indéfiniment l'usage, et Fellner luimême est forcé d'en convenir. Les expériences de ce dernier, qui montrent d’une façon si nette les modifications rapides et profondes qu'entraine l'emploi de l'hydrastis dans la circulation sanguine, doit en faire surveiller l'usage avec grand soin, lorsque les malades sont atteints d'affection cardiaque. Mendes de Léon cite un cas où une de ses clientes fut atteinte d'hallucinations visuelles, de délire violent, puis d’assoupissement, qui ne paraissait pas devoir être rattaché à une perturbation de la circulation cérébrale.

Cependant on ne saurait nier que l'hydrastis cana- -densis ne soit d’une application très commode. Le médecin n'a qu'à faire une simple ordonnance, il n'est pas obligé de se livrer à des manœuvres délicates qui nécessitent un apprentissage spécial toujours assez long, ainsi que des instruments souvent fort coûteux, et puis, il faut bien le dire, ce genre de traitement rentre plus dans les habitudes des malades qui s'imaginent volontiers que la médecine doit avoir sous la main des drogues capables de les guérir, quelle que soit la nature du mal dont ils sont atteints.

Pour conclure, nous admettons, quant à nous, que bien que l'hydrastis soit d'une importance secondaire, il peut rendre de grands services chez certains cas spéciaux, et qu'il peut être utile dans la plupart des

autres Cas, pourvu qu'on combine son action avec

l'emploi d’autres agents thérapeutiques, tels que l’élec-

tricité, les injections d'eau chaude, le curetage de l'utérus dont il peut augmenter alors les effets. Il ne nous semble pas qu'il détermine les accidents locaux ou généraux reprochés à l'ergot de seigle, à qui il s'est montré supérieur dans diférentes circonstances. (Voir Schatz et Fellner).

Un autre avantage de l'hydrastis, celui-ci il faut l'avouer est bien précieux, c'est qu'il n'abime pas l'estomac et tend plutôt à faire disparaître les troubles stomachiques si fréquents dans le cours des fibromyomes de l'utérus, quelle que soit l'origine de ces perturbations gastriques. » Jusqu'ici, c'était l'extrait fluide d'hydrastis canadensis qui était à peu près exclusivement employé. Mais peu à peu, on s'adressa aux alcaloïdes qu'il contient et principalement à l'hydrastine qui semble en être le principe actif. Fellner avait déjà recouru à cette substance en 1886 avec un certain succès. Mais ce sont Czempin et Falk qui, en 1801, vulgarisèrent son emploi en gynécologie. L'alcaloïde semble, en effet, plus actif que l'extrait fluide (1),il convient mieux aux injections sous-cutanées. Or, la voie hypodermique paraît beaucoup plus sûre que la voie gastrique, quand il faut agir vite et vigoureusement.

C'est donc à l'hydrastine et non plus à l'extrait fluide d'hydrastis canadensis que nous avons affaire, d'ail-

(x) Cette assertion n’a pas été confirmé par les faits que nous avons observés au dispensaire Saint-Antoine.

leurs, les effets de ces médicaments sont à peu près les mêmes, ce qui n'a pas lieu d'étonner, si l'on. admet que l’hydrastis se décompose et forme de ee tinine dans l’intérieur de l'économie.

Un des premiers travaux publiés sur la question intéressante de l'emploi de cet alcaloïde en gynécologie est celui que Falk fit paraître dans les Archives fur gynecologie de 1890, volume XXXVII, p. 296. Cette étude avait été entreprise sur les instances du docteur Langaard. Falk rechercha donc les produits d'oxydations obtenus par Freund et Will, avec l’hydrastine (Berichte der chemischen gesellschaft, Band XIX, <ahier 15) et reconnut qu'ils modifiaient puissainment les ménorrhagies et les métrorrhagies. Il rappelle en quelques mots la constitution chimique de la nouvelle substance, l'hydrastine C* H2:‘ NO° se décompose par oxydation de sa base et l'acide opianique et en une nouvelle base qui a pour formule C* H#* NO* parfaite- . ment blanche quand elle est pure, fondant à 116° 117° et contenant de l'eau de cristallisation si fermement unie qu'elle ne peut cristalliser sans elle. Cette nouvelle substance est très soluble dans l’eau, Falcoo!, F'éther et le chloroforme, moins soluble dans l'eau chaude; le sel acide est un peu jaunâtre, facilement soluble dans l'eau et la dissolution a un certain pouvoir fluorescent.

Puis il étudie ses effets sur les animaux à sang froid ; il y a d'abord une augmentation notable de la sensibilité reflexe par excitation de la moelle et qui peut aller jusqu'à un état tétanique quand on emploie l'extrait fluide d’hydrastis; avec l'hydrastinine cette

= E—action manque et la paralysie survient d'emblée. Mais. il faut 20 fois plus d'hydrastinine que d'extrait fluide pour amener des phénomènes d'intoxication. On n'a pas avec l'hydrastinine d'effet local, c'est-à-dire de raideur temporaire de la région injecté. Si l'extrait fluide est un poison cardiaque manifeste qui arrête le cœur en diastole par paralysie probable des ganglions cardiaques, l'hydrastinine n'agit point sur le cœur, par contre l'hydrastinine agit d'un façon plus durable et plus efficace sur la pression vasculaire. Aux mêmes doses, on a avec l'extrait fluide 20 et avec l'hydrastine 5o"" de mercure. L'hydrastinine tue comme l'extrait fluide en amenant de la paralysie vasculaire, mais contrairement à ce qu’on remarque dans l'action de l'hydrastis, cette paralysie vasculaire déterminée par l’hydrastine peut disparaitre pourvu qu'on prolonge la respiration artificielle ; c'est que la paralyne vasculaire est ici liée aux troubles respiratoires. Suivant Falk, l'hydrastis agirait sur les centres vasomoteurs et l'hydrastinine sur les vaisseaux eux-mêmes. Quant aux faits cliniques, ils ont été observés dans le service du docteur Landau. Une série d'observations remarquables prouvent que le nouveau inédicament réussit très bien dans les dysménorrhées congestives, les cas d'utérus infantiles, les hémorrhagies essentielles, les paramétrites. Il Y a eu amélioration dans deux cas de pyosalpinx ; les hémorrhagies des fibro-myomes sont en général heureusement influencés par l'hydrastinine. Les meilleurs résultats seraient obtenus dans les ménorrhagies essentielles et les endométrites hyperplasiques.

Mais c'est Czempin qui a publié le meilleur travail sur les effets de l'hydrastine. Après avoir passé rapidement en revue l'historique, l’auteur cherche les indications qui conviennent aux préparations ergotées cet à celles qui renferment les principes actifs de l'hydrastis canadensis. « L'ergot de seigle, dit-il, a une action indiscutable sur les vaisseaux, aussi peut-on l'employer avec succés dans les hémorrhagies dues à de gros myomes et dans les endométrites accompagnées de ménorrhagies très profuses. Mais son action est loin d'être constante. Elle échoue quelquefois. Son action sur la musculaturé de l'utérus est beaucoup plus importante et en réveillant la contractilité utérine, l'ergot de seigle rend de très grands services dans les ménorrhagies puerpérales et celles qui se produisent dans les cas de subinvolution de l'utérus. Restent d’autres hémorrhagies dues aux myomes, aux endométrites chroniques, aux affections des annexes, aux troubles de la ménopause, aux états infantiliques, aux perturbations de l'ovaire. Or l'excellente action de l'hydrastis canadensis dans tous ces cas est maintenant démontrée. » L'action de l'hydrastis serait cumulative c'est-à-dire que pour en obtenir de bons effets, il faut en prolonger pendant quelque temps l’action. C'est simplement un palliatif qui n'arrête l’hémorrhagie que pendant le temps de son administration. Ses eftets palliatifs du reste, sont assez bons pour qu’on soit en drait de sen contenter s'il ne fallait pas recourir continuellement à, l'administration du médicament pour en prolonger la durée. Mais cet inconvénient peut en grande

FER ER | partie être atténué et Czempin cite alors les résultats que Falk a obtenus de l'hydrastine. Il donne ensuite

quelques détails sur ce nouveau produit étudié au

point de vue chimique par Freund et Wille. Ces chimistes lui ont fourni assez d'hydrastinine pour qu'il

-pût suivre convenablement les effets du médicament

chez les malades de la clinique privée du docteur Landau, dans laquelle Falk avait fait ses recherches l'année précédente. Mais Falk n'avait employé que la Noie hypodermique qui présente des inconvénients, aussi sa tentative n’avait-elle guère eu d'écho.

Dans les premiers temps, Czempin ne se servait que de trochisques dont voici la formule :

Chlorate d'hydrastinine acide 0,025 DRCTS DIAHC LS US de enr s uen I f.s. a. un trochisque KR. tal. dos. n° XII.

Prendre un de ces trochisque 4 fois par jour. -

Plus tard, sur l'indication du docteur Frend,, je me suis servi de perles gélatineuses : chaque perle contenait 0,025 de principe actif et comme cette préparation n'avait pas le mauvais goût des trochisques, c'est cette nouvelle forme pharmaceutique. que j'ai adoptée. à

On commençait la médication une semaine environ avant l'apparition des menstrues : 4 à 5 perles, 2 à 3 fois par jour, ont suffi à presque tous les cas.

Czempin cite ensuite 3 cas où l'hydrastinine agit d une façon si remarquable qu'il a cru devoir employer l’alcaloïde chez beaucoup plus de femmes qu'il se le proposait, « Il s'agissait de femmes entre 24 et 33 ans

atteintes d'endométrites chroniques avec flueurs blanches abondantes, l'utérus était à peine hypertrophié, les annexes étaient saines; chez une de ces femmes, il y avait cependant un peu d’ovarite ayant amené la chute de l'ovaire dans la cavité pelvienne Ces 3 femmes avaient de très fortes métrorrhagies »; ces malades virent tous les accidents disparaître au bout de quelques jours, dès qu’on leur eût fait prendre des trochisques. Chez une autre patiente où il existait en outre une lésion des annexes consistant en une paramétrite assez intense, celle-ci disparut par l'effet du médicament. |

Czempin a employé l’hydrastinine chez 52 malades, mais 5 cas doivent être éliminés, reste le chiffre 47. Sur ces 47, 12 avaient de l'endométrite avec lésions des annexes. Or, sur ces 12 Cas, on a eu 5 succès complets, 3 fois un bon résultat, 2 fois les effets ont été nuls et dans le reste des cas, on a constaté de l'amélioration. Dans 20 cas, il y avait de l’endométrite fongueuse, sur ces 20 cas, 13 fois il y eut résultat excellent, 6 fois résultats assez bons et une fois résultat nul. Czempin n’a obtenu aucune amélioration apparente chez 4 malades atteintes de fibro-myomes. Les hémorrhagies congestives sont, en général, heureusement modifiées par l'emploi de l'hydrastinine, sur 11 cas, 1ln°ÿy a eu qu’un seul insuccès. Les effets sont aussi bons dans les ménorrhagies liées à des états consumptifs, à des utérus infantiles, ou à des déviations de la : matrice. En tout on a eu sur 47 cas, 26 très beaux succès, 9 succès moyens et 11 insuccès. Czempin n'a jamais vu

pes Tps survenir le moindre accident à la suite de l'administra: : tion de l'hydrastinine. Comme Falk, il croit que le médicament agit en anémiant la muqueuse.

Après l'important travail de Czempin, Falk fit paraître un nouveau travail sur le sujet qui nous occupe. | . Falk rappelle les cas qu'il a publié au nombre de 28 dans les Archives fur gynœkologie, volume XXX VIF, 2° fascicule, ces cas avaient été observés dans la clinique du docteur. Landau où on avait employé l'hy-: drastinine de Freund. Falk avait fait remarquer que, . dans'les cas d'endométrite hyperplasique, de dysménorrhée congestive, de ménorrhagie liée à un état infantile de l'utérus, l'hydrastinine améliore et même guérit, que ce médicament restreint les hémorrhagies dans les fibro-myomes. Mais il avait reconnu que le médicament échoue dans les cas de métrites scléreuses. Depuis, Falk a vu de très nombreux cas de maladies de femmes qui ont été traités par l'hydrastinine; les résultats obtenus confirmèrent toutes ses assertions antérieures. Ainsi dans 13 cas d’hémorrhagies très abondantes dues à des fibromes de différentes grosseurs où pourvu qu'on prit les mesures prophylactiques absolument nécessaires en pareille circonstance, les menstrues perdaient au bout de peu de temps leur abondance, et le retour des règles se faisait normalement. Les femmes que cessaieut d'épuiser des pertes incessantes reprenaient rapidement leurs :

forces.

L'administration du médicament par la voie interne donne de moins bons résultats que par la voie externe. -

ms. ane

Il suffisait de prolonger pendant un mois l'usage du médicament pour amener une régularisation marquée de la période menstruelle ; c'est donc non seulement un pällatif, mais un curatif partiel. Mais le volume du fibro-myome ne se trouvait néanmoins nullement diminué. Falk est toujours d'avis que les effets sont excellents dans l'endométrite hyperplasique ; les cas tenaces sont améliorés pourvu qu'on prolonge l'emploi de l’hydrastinine. On diminue aussi les pertes et les troubles menstruels quiaggravent si considérablement l'état des femmes frappées de lésions des annexes, telles que salpingite, ovarite, paramétrite, c’est surtout une atténuation des symptômes, mais parfois une guérison totale qu'on obtint dans tous les cas de congestion génitale a été fortement diminuée.

Les résultats sont positivement merveilleux dans les. hémorrhagies essentielles que l'on retrouve, par exemple, chez les vierges ; les menstrues durent moins de temps et perdent beaucoup de leur abondance. Et ici, On peut parler de guérison définitive. Cette action antihémorrhagique s’observe encore dans quelques autres affections, par exemple, dans la maladie de Werlhoft; Fhydrastis agit sur les vaisseaux, le seigle sur la musculature, c'est cette dernière qu'il faut employer quand le muscle est flasque et distendu par des caillots (hémorrhagies atoniques).

Il est assez facile de distinguer quand il faut employer l'hydrastis ou l’hydrastinine; celle-ci dérive de l'hydrastis dont, d’après Freund, elle serait un produit d'oxydation. C’est elle qui, avec la berbérine, consti-

= ,45 2 tuent le principe actif de l'extrait fluide, l'hydrastinine aurait sur les vaisseaux un effet plus énergique, et

Surtout beaucoup plus tenace que l'hydrastis cana-

densis, ce qu'on peut étudier facilement sur les tracés prises au sphygmographe. Enfin, l'hydrastis agit sur le cœur, tandis que l'hydrastinine ne peut point être considérée comme un poison cardiaque: Les produits de substitution de l'hydrastis, d'après les recherches de Langgaard et de Falk, c'est-à-dire le métylamine d'hydrastis sont plutôt des dépresseurs de la circulation. Du reste, il n’y a pas antagonisme et l'hydrastis agirait dans l'organisme en s'oxydant et en se transformant en hydrastinine. Abel (1) a employé l'hydrastinine dans les hémorrhagies dynamiques, dans l'endométrite, le myome et les affections secondaires des lésions des annexes et enfin dans les cas de menstrues et métrorrhagies essentielles. Les cas d'hémorrhagies essentielles furent ceux où le médicament réussit de la façon la plus brillante. Abel s’est servi exclusivement de la voie sous-cutanée. Ses solutions légèrement acides étaient au dixième. Jamais d'abcès, tout au plus quelques ecchymoses plus ou moins persistantes. Le nombre des injections varia suivant la nature du mal et sa gravité. Dans les ménorrhagies persistantes liées à des troubles ovariens. on injectait une seringue par jour de 0,5, même pendant la période menstruelle: on abandonnaiït le traitement, après gué-

(1) Berliner Klinische Wochen$chrift, 1892.

rison, celle-ci survenait en moyenne au bout de 2 ou 3 mois; s'il y avait rechute, une injection de 0,5 suffisait à calmer la ménorrhagie. Pendant la période inter-menstruelle, on injectait 2 fois F0 et une fois seulement quand les règles apparaissaient. En même temps, on voyait disparaître tous les phénomènes dysménorrhéiques; même traitement dans l'endométrite, dans l’hyperplasie glandulaire où les hémorrhagies étaient très violentes ; 3 ou 4 seringues suffisaient à faire disparaitre ce phénomène inquiétant; les résultats furent excellents dans les cas de périmétrite et dans les cas de pyosalpinx. Les effets obtenus furent souvent très bons ; dans 3 cas d’hémorrhagies gravides de 3 à 6 injections ont suffi pour faire disparaître la perte de sang.

Enfin, en 1892, M. le docteur Poulat, dans sa thèse sur le traitement de la subinvolution utérine, accorde nettement la préférence à l'hydrastis sur l'ergot de seigle. Les femmes en supporteraient beaucoup mieux l'emploi prolongé, il ne surviendrait ni accidents sérieux, ni coliques. Enfin, l'hydrastis contrairement au seigle ergoté loin de détériorer l'estomac serait un puissant stomachique. Cet auteur n'a pas vu employée l'hydrastine, il n’a observé que l'extrait fluide d'hy- S drastis Canadensis qu'il recommande aux mêmes doses

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