Logique, t. III, p
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même facteur conslaiit que le sont les dimensions et les distances ^ »
A un point de vue purement philosophique, il y a là une pensée bien faite pour surprendre chez le chef illustre du néo-criticisme, car qu'y a-t-il de plus contraire à toutes ses tendances que de faire fléchir une conception apriorique devant l'expérience? Ce manque de fermeté la induit eu erreur, et il est d'autant plus aisé de le voir qu'il s'est placé à un point de vue purement cinématique.
Bien loin de le suivre dans son argumentation, nous prendrions plutôt le contre-pied de celle-ci. C'est précisément parce que nous ne pouvons mesurer les temps qu'au moyeu des mouvements que les vitesses peuvent être regardées comme indépendantes des variations proportionnelles dos longueurs, puisque, pourvu que tous les points matériels se trouvent simultanément dans les mêmes positions relatives, on devra dire que, pour un observateur intérieur au système, les mouvements se sont effectués dans le même temps, quelles que soient les variations de vitesses pour uu observateur extérieur.
^ Du moment que les longueurs et les vitesses linéaires peuvent varier indépendamment les unes des autres, il est encore plus simple et de nature à moins prêter aux confusions, nous lavons déjà dit, de poser rindépendance des longueurs et des vitesses angulaires, et c'est à cette conception que nous nous attacherons pour discuter les objections d'ordre dynamique que M. Delbœuf oppose à la thèse de la relativité du temps, dans son Essai de logique scientifique. Après avoir défini le temps mécanique comme étant un mouvement uniforme a rfjit rai re pris pour unité (le mouvement (définition où le mot u uniforme » est de trop, puisqu'un mouvement mérite cette qualification par définition, du moment