‹ Étude sur l'espace et le temps [microform] (volume 2)Chapitre 29 sur 60 · Philosophie fondamentale, VII, 5 et · texte numérisé non relu

Philosophie fondamentale, VII, 5 et

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Eh bien! ne lui en déplaise, la science est loin de contredire Balmès, et la raison en est tout simplement qu'il a, sans s'en douter, complètement faussé les données du problème, en oubliant d'accroître la vitesse de la chute d«^s corps en même temps que celle de la rotation de la terre, si bien qu'il la trouve nulle en supposant Tattraclion constante, quand la vitesse de rotation est accrue dans le rapport de 1 à 17. Lorsqu'on voit un penseur si profond el .si savant à la fois tomber dans de telles méprises, on tremblo à la pensée de celles qu'on est exposé soi-même à commettre. Ajoutons que, la réfutation qui précède ayant élé insérée dans la Critique philosophique, M. Delbœuf a su, avec la parfaite bonne foi et la belle humour qui rendenl si charmantes les polémiques qu'on a avec lui, reconnaître l'erreur contenue dans son argumentation; mais il ne faudrait pas le croire converti pour si peu : c'est à recommencer, conclut-il simplement*.

Pour soumettre l'ensemble de nos conclusions à une vérification, bien supertlue d'ailleurs, on peut supposer un observateur extérieur au système, ayant conservé les termes de comparaison qui ont servi précédemment à mesurer les espaces et les temps, et chercher si la nouvelle vitesse dr rotation doit croître dans le même rapport que l'ancienno pour annuler l'action de la pesanteur, après qu'on a fait varier et les dimensions linéaires et les vitesses angulaires dans des rapports quelconques, indépendants l'un de l'autre. Un calcul fort simple, que nous donnons en note, permet de constater qu'il en est bien ainsi -.

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