‹ Étude sur l'espace et le temps [microform] (volume 2)Chapitre 41 sur 60 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

LA NATURE DU TEMPS

Dans ce qui précède, l'espace et le temps nous sont apparus comme des relations susceptibles de mesure, sous des réserves fort graves du reste, et doués du caractère de la continuité, en ce sens que toute étendue ou toute durée peut être conçue comme divisée , mais non en tant que cette expression signifierait qu'étendue et durée varieraient en fait d'une façon continue. Pour achever l'étude que nous avons entreprise, nous devrions déterminer la nature de ces deux ordres de relations, problème que Leibniz nous paraît avoir simplement esquissé lorsqu'il a dit que l'espace est un ordre des coexistences, comme le temps est un ordre des successions ^ ; peut-être serait-il plus exact de dire que, par ces paroles, il a simplement voulu affirmer le caractère purement relatif de l'un et de l'autre, sans prétendre rien indiquer sur la nature de ces deux ordres. Il serait, en effet, puéril d'expliquer le temps par l'idée de succession, et, d'autre part, il peut exister bien des ordres de relations entre des coexistences ; cette dernière formule semble, d'ailleurs, avoir l'inconvénient de subordonner, en appa-

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