‹ Étude sur l'espace et le temps [microform]Chapitre 126 sur 145 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

sous Timpulsion d'une force mécanique, un corps se déplace dans Tespace, le mouvement continu dont il est animé nous suggère facilement l'idée de temps. Nous y découvrons une succession dont les parties présentent un enchaînement à sens déterminé ; et la conscience nous atteste qu'il n'est pas en notre pouvoir de renverser cet ordre établi. Cependant aucune des parties de ce mouvement n'est cause de celle qui la suit : ce sont autant d'effets indépendants l'un de l'autre, relevant tous d'une seule et même cause, c'est-à-dire de l'impulsion mécanique » *.

On remarquera d'abord que M. Nys suppose ce mouvement observé, ce qui le rattache à une série temporelle extérieure; mais, à nous en tenir au mouvement en lui-même, ne voit-on pas que l'impulsion, cause première du mouvement, donne un point de départ au sens de la relation causale et empêche toute réversion? Nous refusons d'ailleurs formellement d'admettre que les diverses parties du mouvement ne soient pas causes les unes des autres, ce qui équivaudrait à n'admettre que des causes premières et permettrait de nier le caractère de cause à l'action mécanique supposée, laquelle pouvait n'être que le choc d'un autre corps. Ce qui est vrai, c'est que, si l'on considère in abstracto un mouvement réversible, on ne peut y découvrir de relation causale permettant d'en définir le sens, et cela tout simplement parce qu'on aura pris soin de faire abstraction de tout ce qui pouvait fixer le sens d'enchaînement des causes et des effets. L'objection ne porte donc évidemment pas.

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LÀ NATURE DU TEMPS

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