‹ Étude sur l'espace et le temps [microform]Chapitre 127 sur 145 · APRÈS LA MORT · texte numérisé non relu

APRÈS LA MORT

Après avoir accepté l'hypothèse de Kant sur la nature objective de la relation temporelle et avoir montré comment elle permet de distinguer les trois relations d'antécédence, de concomitance et de succession, nous devons en faire l'application à un certain nombre de questions, en première ligne desquelles vient le caractère de divisibilité illimitée que nous avons reconnu au temps, tout en n'admettant que des réalités indivisibles (voir le chap. VIII). .

Or Tassimilation de la relation temporelle à la relation causale nous paraît bien en concordance avec une telle conception. Après avoir considéré, en effet, une série d'états discontinus, par exemple une suite de positions relatives de deux points qui s'attirent *, et nous être ainsi mis en présence de successions immédiates, nous pouvons fort bien concevoir qu'une autre série, en relation avec la précédente, soit telle que deux termes simultanés à deux termes consécutifs de la première série ne soient pas consécutifs eux-mêmes, et aucune limite ne saurait être imposée au nombre des termes ainsi interposés, bien qu'en fait et pour chaque cas particulier ce nombre soit forcément déterminé. Il semble inutile d'insister sur une concordance si caractéristique entre la théorie causale et les exigences imposées a priori à toute théorie du temps.

Voici maintenant une question posée par Balmès et résolue par un adversaire supposé précisément au moyen de la théorie causale, mais à laquelle il prétend donner

(1) Nous avons vu que le mouvement ne saurait être continu (p. 255).

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