‹ Étude sur l'espace et le temps [microform]Chapitre 136 sur 145 · ADDITION AU CHAPITRE V · texte numérisé non relu

ADDITION AU CHAPITRE V

M. Painlevé a présenté, le l®"" décembre 1904, à la Société française de philosophie des observations fort intéressantes en faveur du mouvement absolu, et il les a formulées de nouveau dans son étude sur la mécanique, contenue dans le livre publié par M. Thomas et ayant pour titre : De la méthode dans les sciences. Ce n'est pas que les arguments invoqués par M. Painlevé changent aucunement la façon dont la question se présente, et par suite tout ce que nous avons dit sur la portée des arguments déjà invoqués subsiste intégralement ; mais il nous semble qu'il a donné plus de précision au privilège dont jouissent et le trièdre de référence et le mouvement-unité privilégiés. Au lieu de se borner à invoquer la simplicité des lois du mouvement attachée au choix de ce trièdre et de ce mouvement-unité, il fait remarquer que seul ce choix assure l'observation du principe de causalité, tel que l'énonçaient les coperniciens : Si, à deux instants^ les mêmes conditions sont réalisées, transportées seulement dans r espace et le temps ^ les mêmes phénomènes se reproduiront^ transportés seulement dans l'espace et le temps.

Il est bien clair que cette réalisation des mêmes con ditions se heurte à toutes les difficultés que nous avons vues et que, théoriquement, il ne sert de rien d'ajouter, avec les coperniciens, que le mouvement absolu d'un point n'est pas modifié si on modifie d'une manière quelconque les positions et les vitesses des éléments matériels infiniment éloignés de ce point, sans rien changer aux conditions des autres éléments. Mais nous avons vu

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