ADDITION AU CHAPITRE V
combien des principes de ce genre prennent de valeur quand les hypothèses fondées sur eux se trouvent vérifiées par l'expérience.
En l'espèce, le principe même de causalité, tel qu'il est formulé, comprend d'abord l'affirmation de l'isogénéité de l'espace, telle que nous l'avons définie, puis un principe, que nous ne saurions considérer comme un axiome rationnel et qu'on pourrait appeler le postulat de l'isogénéité du temps, lequel n'est autre que celui de l'invariance des lois de la nature en fonction du temps. La vérification du principe de causafité, grâce à un choix spécial du trièdre de référence et du mouvement-unité, a un caractère évidemment plus précis que celle qui résultait seulement de la plus grande simplicité des lois du mouvement ; mais, comme pour cette dernière, la propriété d'un trièdre de référence et d'un mouvement-unité d'assurer cette vérification ne peut a priori appartenir qu'à un système privilégié, et dès lors, si la découverte d'un tel système permet aux partisans de l'espace et du temps absolus de dire qu'ils les ont découverts, elle ne prouve rien quant à l'existence même d'un espace et d'un temps absolus.
Ayant omis de signaler cette argumentation de M. Painlevé, il nous a paru nécessaire de réparer cette omission*.
(i) Signalons les conlradictions opposées par M. Le Roy à la thèse de M. Painlevé, ainsi que la courte el vigoureuse riposte de M. Coutural.
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